18 octobre 2026

Le Golem* d'Israël

Avant-propos

Les événements de samedi dernier dans toutes les villes françaises d'importance signent la déliquescence de l'Etat. Si chacun cherche à comprendre, peu se doutent que le modèle est en défaut sur ses fondamentaux. La Cinquième République était un régime d’autorité, fondé sur le Plan, et conduit par de grands commis d’Etat irréprochables dans leur gestion et personnellement intègres. Le dispositif était soumis à confirmation du peuple qui n'était jamais un alibi, surtout après 1962. L’Etat était robuste, le régalien, prioritaire, les équilibres, un souci. De ce régime, fondé sur la prévision et la sûreté, il ne reste rien ! Ce que nous voyons de lui aujourd’hui est son fantôme.
Dans une vraie démocratie, au vu du chaos d’hier, le ministre de l’Intérieur aurait démissionné ce matin. Retour maintenant au sujet qui nous préoccupe aujourd'hui.



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Les Israéliens renouvelleront dans huit jours leur parlement, duquel sortira un nouveau gouvernement. La coalition suprémaciste au pouvoir se maintiendra-t-elle ou l'opposition à Benyamin Netanyahou l'emportera-t-elle ? Ceci a moins d'importance pour la suite qu'on se l'imagine, ou qu'on en rêve en souhaitant la défaite du Likoud. Quel que soit le gouvernement qui succèdera au "cabinet de guerre perpétuelle" actuel, il ne lèvera pas la malédiction qui s'est abattue sur Israël depuis la vengeance réparatrice du massacre de Sim'hat Torah ou pogrom du 7 octobre 2023.

L'histoire a déjà évolué sur cette terrible affaire depuis que l'on sait de sources certaines que, tant le cheikh d'Abou Dhabi ben Zayed que le chef du renseignement égyptien, Abbas Kamel, avaient prévenu le premier ministre israélien d'une grosse opération en cours de montage chez le Hamas et le Djihad islamique à Gaza. L'Egyptien avait même fait le voyage pour avertir de vive voix ses homologues israéliens qui l'ont envoyé bouler. D'autres révélations signalent que la maquette de l'opération du 7-Octobre était connue des services israéliens qui phosphoraient sur les possibilités que le Hamas pouvait choisir ; plus spécialement un raid pour la prise d'otages qu'il échangerait contre des Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes. Mais le défaut de surveillance des préparatifs avait annulé la valeur de la prémonition.
La négligence inexplicable du premier ministre (clic) laisserait deviner la saisie d'un prétexte à en finir une bonne fois avec la question palestinienne. C'est dur à croire mais... tout pourrait s'emboîter. Remontent à la surface à l'occasion de la commémoration des trois ans du pogrom, des informations du Renseignement mettant en cause le Premier ministre qui fait tout pour bloquer la commission d'enquête.

Etait-il avisé d'organiser une rave party à fond les basses au vu de la cage à l'hyène, sans qu'elle soit prise pour une provocation de l'autre côté ? Nous n'en dirons pas plus. L'agitation des Gazaouis était visible depuis plusieurs jours. Les avertissements préalables à l'assaut donnés par les Guetteuses qui surveillaient la clôture et jusqu'à l'alarme au déclenchement du rezzou ne furent pas entendus par la hiérarchie du Corps de Défense des frontières, comme si tout devait foirer.
Et survint le « Déluge d’al-Aqsa » !

Quatre heures furent nécessaires aux forces israéliennes pour réagir et jusqu'à six heures par endroit ! L'attaque du 7-Octobre fut d'une sauvagerie inouïe perpétrée par des chiens enragés (clic). Les témoignages abondent d'exactions indicibles, les falsifications aussi. Douze cents personnes y périrent. Exactement 695 civils, 373 membres des forces de sécurité et 71 travailleurs immigrés. S'y ajoutent 251 otages capturés et ramenés à Gaza. Les assaillants laissèrent derrière eux 1609 morts et 200 prisonniers.

A partir de là, Israël se devait d'investir la Bande de Gaza pour éradiquer les assassins et récupérer ses otages. Ce qui fut fait par l'élimination urbi et orbi de presque tous les commandants du Hamas, à commencer par le planificateur Yahya Sinwar, au prix d'une campagne de bombardement sans pareil sur un espace confiné. La relation de la guerre de Gaza est accessible en ligne sur de nombreux supports, nous n'allons pas nous y substituer et ça serait interminable. Le score total à l'heure où nous mettons sous presse est de plus de soixante-dix mille morts gazaouis, toutes catégories et âges confondus (1/4 à 1/3 d'enfants) sans compter les victimes collatérales de mort non violente. Tsahal aurait perdu près de mille soldats dans l'opération, 970 exactement au 25 septembre 2026.

Le chiffre écrasant est essentiellement dû au pilonnage des boucliers humains mis en place par le Hamas et le Djihad au-dessus des tunnels, et par la maltraitance de la population civile chassée d'un bout à l'autre du territoire dans des aller-retours épuisants sans vivres ni soins. On ne parle pas des conditions humanitaires déplorables et meurtrières qui demeurent par endroit. Le spectacle de la Groznisation des espaces urbains en dit plus long qu'une lamentation de Jérémie. De tout ça on extrait deux sentences :

- Tsahal n'est pas une armée éthique comme elle s'en vantait ; c'est une armée qui combat comme toutes les armées du Moyen-Orient, sans aucune retenue vis à vis des populations désarmées ; en ce sens elle est parfaitement dans le tableau général et n'a plus rien de commun avec les armées de l'Occident global. Une armée qui se venge sans retenue, l'Europe en a connue une, de sinistre mémoire. Ce qui pose la question d'un exclusion des affaires européennes de cette pièce rapportée.

- Malgré un cessez-le-feu acquis de haute lutte par l'Administration américaine, révulsée par les images envoyées de Gaza, Israël continue sa politique d'intimidation et d'humiliation de la population confinée, en faisant fi de toutes les règles humanitaires. Les ONG peu susceptibles de complot islamiste en conviennent comme le CICR ou Médecins sans frontières. Le territoire devenant invivable littéralement et ses frontières arabes étant blindées, la menace d'un désastre encore plus grand discrédite la politique d'endiguement de Netanyahou. La haine n'affleure plus, elle est explicite. Les ministres ne s'en cachent même plus. Les rodomontades de pupitre à l'Assemblée des Nations-Unies ne le dissimulent pas.

Mais il y a deux autres fronts, où les intentions israéliennes sont plus claires, la Cisjordanie et le Sud-Liban. En Cisjordanie, le nettoyage ethnique rampant ne cesse jamais, appuyé sur des moles que sont les programmes immobiliers coloniaux des autorités d'occupation. On conquiert avec la Bible sous le bras des terrains mal cadastrés, on bâtit, on amène la route, on s'élargit. Tous les prétextes sont bons pour chasser les Bédouins de leurs lopins, sous le contrôle indulgent des forces de l'ordre qui ne voient dans ces gens que des terroristes présents, passés ou à venir.

Au Sud-Liban, Tsahal construit un glacis au nord de sa frontière en rasant tout ce qui pourrait dissimuler un poste de tir de roquettes vers la Galilée, et largement autour, autant en profiter pour ruiner les ressources libanaises. En oubliant que l'allonge de ces petits missiles augmente chaque jour. Là aussi, on tape des immeubles habités pour un seul résident jugé coupable de mauvaises intentions, des écoles, des hôpitaux, no problemo, là aussi, on tue des journalistes ciblés par drone. Pis encore, les soldats (et pas les colons cette fois) coupent les oliviers comme en Cisjordanie, ce qui est pour moi un crime impardonnable ; cet arbre qui fournit les rameaux de la paix vit cinq cents ans si ce n'est plus. Le totem d'immunité permet tout.

Mais jusqu'à quand ?

Jusqu'à hier ! Car le totem d'immunité remis au peuple d'Israël en réparation de l'Holocauste allemand n'agit plus ; les piles sont usées. Le reste du monde n'achète plus l'obligation de compassion brandie par tous les soutiens d'Israël. La faute à qui ? Aux réseaux sociaux qui sont devenus les canaux d'information non modérée, et de désinformation aussi. Mais au résultat de la diffusion d'images d'une effroyable misère, l'opinion publique internationale a pris fait et cause pour le peuple palestinien martyrisé par les descendants des camps nazis de la mort. Et l'amalgame est vite fait. Surtout quand des ministres racistes sans complexes en rajoutent, comme le font régulièrement Bezalel Smotrich (Finances) et Itamar Ben-Gvir (Intérieur). Du pain béni pour l'antisémitisme ontologique** qui naît ou renaît partout.

Le projet de Grand Israël par l'écrasement ou la déportation des populations non juives résidant sur le territoire par Dieu donné au peuple élu, n'est plus caché au fond d'un tiroir ; il est vécu par une grande partie des Juifs d'Israël et se discute entre eux. Eretz Israel induit la généralisation de l'apartheid, tel qu'on l'a encore constaté lors des attaques balistiques iraniennes quand l'entrée des abris antiaériens a été refusée aux Arabes israéliens.
C'est par l'apartheid que se situe la rupture d'avec le reste du monde.

Le rejet de l'expansion jusqu'ici implicite, est devenu violent avec des manifestations d'ampleur dans les grandes capitales et beaucoup d'universités. La diaspora juive, qui n'en peut mais, est visée comme complice de cette spoliation souvent sanglante, et les communicants du lobby juif s'époumonent à crier à l'antisémitisme pour toute critique concernant Israël, mais ça ne prend plus. En France, les chroniqueurs judéisants ayant leur rond de serviette sur les plateaux télé sont zappés. Le CRIF n'imprime plus. Le "Dîner" ne sera pas le dernier endroit à la mode. Les gens n'entendent plus leurs exhortations, leurs dénonciations ; les images des gosses de Gaza ont envahi les esprits. Le "génocide" est d'acception commune, bien que le terme soit à mon sens exagéré car il n'y a pas de plan, d'objectif chiffré, d'industrialisation de la mort ni de calendrier ; "carnage aveugle" suffirait.

Il n'en demeure pas moins que la voie de la guerre perpétuelle est tracée ; le gamin arabe de 13 ans qui aura vu son père mort, quoi qu'il ait fait, sa mère et ses frères ou sœurs humiliés ou blessés, quoi qu'ils aient fait, en aura 23 dans dix ans ; et il ne faudra pas faire un grand effort pour le convaincre de fabriquer des fusées avec des tuyaux de poêle pour les balancer sur le kibboutz ou les colons de là-bas. L'état de guerre est un choix délibéré du cabinet Netanyahou. L'agacement contre Israël est aujourd'hui planétaire jusqu'à faire dire au vice-président Vance les quatre vérités face aux critiques émises par Jérusalem sur les tractations irano-américaines qui l'empêchaient de frapper Téhéran :

« Quelle est exactement votre proposition ? Vous êtes un pays de neuf millions d'habitants. Vous ne pouvez pas résoudre chacun de vos problèmes de sécurité nationale en tuant toujours plus de gens. Si votre proposition est d'envoyer 200.000 troupes au sol à Téhéran pour faire de Reza Pahlavi le dirigeant de ce pays, alors dites-le ! » (ABC)

S'il savait qu'ils ne sont que 7,7 millions de Juifs, à égalité avec les Arabes de la Palestine mandataire (dont 2,1 millions d'Israéliens arabes), entourés sur leur périmètre de cent soixante millions d'Arabes mitoyens qui les haïssent ; il réévaluerait le risque. A terme, le conflit en l'état est intenable par la seule démographie.

Cette conversion d'Israël à la guerre permanente a créé un Golem qui le bouffe de l'intérieur. La nation juive du Proche Orient est en péril d'autodestruction. Le résultat des élections du 27 octobre à la Knesset ne freinera pas la dévoration du monstre, car la guerre proche, l'intifada rampante de la Cisjordanie, la menace balistique iranienne, la glaciation égyptienne, l'hostilité active turque et maintenant le retrait de la main de l'Arabie séoudite ont déclenché un sentiment de peur chez les Juifs d'Israël peu propice à la réflexion. Si on ajoute à cet environnement le prix Nobel de la paix 2026 donné à un juge de la Commission d'enquête indépendante des Nations-Unies qui accuse Israël de génocide à Gaza, et la tentative de crash imminent sur Tel Aviv du vol FlyDubai le 30 septembre, on devine que va se former inévitablement le cercle de chariots dans un pays assiégé. C'est la seule chance de Netanyahou.
Mais quand vous avez le reste du monde contre vous, il est nécessaire à votre survie de se poser les bonnes questions, à commencer par celle de son intrusion dans un tissu arabo-musulman hostile par principe et tradition ainsi que le pointait du doigt le général de Gaulle en 1967. Comment gérer le truc ?
Oublions le passé aux travaux d'historiens, son évocation n'a rien résolu en pratique dans cette affaire si mal engagée par le Foreign Office il y a cent ans. Soyons plutôt pragmatiques.

Les Accords d'Abraham signés entre les oligarchies juive et arabes à partir de 2020 ont été le début d'une insertion pacifique, un début seulement, mais il faut un commencement à tout. Un coup de chapeau à Jared Kushner en passant qui a mené les négociations jusqu'à leur aboutissement. Les avertissements émirien et égyptien sur la préparation du rezzou du Hamas montrent que ces accords ont bien fonctionné.

Dans la foulée de cette normalisation entre Etats, il fallait mettre les bouchées doubles sur la solution du défi palestinien pour convertir à leur tour les masses arabes, car l'avis intéressé des élites mercantiles ne pouvait suffire à embrayer sur une paix même froide. Il fallait y associer la Rue Arabe. Et comment donc ?
Créer un Etat palestinien viable désenclavé et l'accompagner dans ses domaines sensibles ; et peut-être cesser de financer le Hamas par Qatar interposé pour juste emmerder le Fatah de Ramallah. Il n'en fut rien. L'épuration ethnique étant en fond d'écran dans les cerveaux du Likoud et du parti Shass. Ils n'en démordent toujours pas d'ailleurs, à suivre la campagne électorale.

C'est cette mise à l'écart des Palestiniens dans le processus de réconciliation régionale qui a mis le feu. Se sentant oubliés, confinés, constamment humiliés, les Palestiniens de Gaza ont pété les plombs et débondé la haine la plus féroce envers leurs geôliers présumés. ↑ On vient d'en parler ↑. La punition collective appliquée par Tsahal est digne des grands massacres médiévaux, mais l'heure est venue maintenant de mettre les choses à plat, par la reconstruction et le développement de la Bande de Gaza sous la férule du Conseil de la Paix puisque c'est la seule option déclarée, ce que Benyamin Netanyahou refuse de faire, tout illuminé de son projet de sécurité totale par la guerre de cent ans ! Ce type qui veut enterrer la nation palestinienne est le fossoyeur de sa propre nation.

Ce ne sont pas les armées arabes ou persane que doit craindre Israël, mais le cancer interne qui va finir par inverser le phénomène migratoire pour renforcer les diasporas de "Babylone", ne laissant face à face sur la Terre promise que les Haredim et les Wahhabites.
Qui fournira les bâtons ?

Le projet mythique, même si terriblement laïque de Theodor Herzl, finira en eau de boudin par la bêtise de ses lointains disciples qui croient leurs forces décuplées par la convergence de Yaweh et des industries de l'armement. Il est urgent de redescendre vite, à peine pour la génération suivante de périr un jour à Jérusalem.


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Epilogue

Je suis d'une génération qui vénérait le rétablissement d'un foyer juif en Palestine. Nous connaissions le projet sioniste, beaucoup en avaient lu des recensions et le trouvaient difficile et courageux. Des l'âge de quinze ans, nombre d'entre nous allaient passer un été pionnier dans un kibboutz pour toucher du doigt l'aventure collectiviste juive. Le collectivisme était très à la mode en Europe occidentale. Les pays d'avenir l'étaient tous. On apprenait les chants hébreux et on lisait des histoires édifiantes sur l'établissement des communautés rurales débarquées sur les terres ingrates du jeune Etat juif. On appréciait la liberté de mœurs tout à fait soviétique des jeunes filles délurées. On se sentait ailleurs mais en confiance. Et des Arabes on ne parlait jamais, même pas comme un caillou dans la chaussure, un défi à éclipse encombrant plus que menaçant.

Jusqu'à ce qu'en 1970, le FPLP (chrétien) fasse péter deux avions civils dans le désert de Jordanie. Le roi Hussein menacé déclarera la guerre à l'OLP aussitôt et l'opération Septembre Noir fera dix mille morts parmi les fédayins palestiniens. On se dit alors que quelque chose nous avait échappé. Bien sûr, il y avait eu déjà des guerres israélo-arabes en 1956 et en 1967 mais elles impliquaient le périmètre, un conflit d'Etat à Etat. Le projet sioniste intérieur restait viable et validé.
Jusqu'à ce qu'on découvre la condition d'untermenschen des Arabes palestiniens au moment de la première intifada de 1987, la guerre des pierres contre les fusils. Certains s'arrachèrent au bruit médiatique pro-Israël pour se pencher sur la question posée par cette tragédie. La plupart comprirent que le projet sioniste dérivait vers un apartheid brutal qui ne disait pas son nom. L'enchantement magique disparut dans les consciences, même si les justifications de la coercition israélienne abondaient dans la presse audio-visuelle !

Puis vint Ahed Tamimi, la rouquine à mains nues contre la horde d'occupation qui la brutalisait. Et tous ceux-là qui jettent des pierres sur la patrouille jusqu'à se prendre une balle et mourir. L'empathie sioniste d'antan est terminée aujourd'hui, le Grand Projet a mis partout le feu. Rima Hassan se pavane et les kippas rentrent dans les poches du pantalon sous le mouchoir ! Netanyahou et sa coalition suprémaciste ont coupé les ponts avec le Sud Global et avec les opinions occidentales qui commencent à le vomir, en faisant bien attention aux mots choisis. Le capital de sympathie est consommé. Où chercher l'espérance ? "Tant qu'un grain d'amitié reste dans la balance, le souvenir souffrant s'attache à l'espérance". C'est de Musset.


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Notes

* Le Golem moderne est un monstre de terre glaise façonné par un rabbin pour protéger sa communauté judaïque, comme le fit Dieu de l'homme au chapitre 2.7 de la Genèse. Il est dans le Talmud le premier nom d'Adam avant qu'il ne reçoive de Yaweh le souffle de la vie. Il est cité au psaume 139 (16) du roi David comme état primitif inerte de l'homme. Par son imitation de la création divine, le Golem est un blasphème. Mais cet "être" peut grandir démesurément jusqu'à menacer son créateur, se révélant un outil d'orgueil qui finalement lui échappe. Le mythe a inspiré celui de la créature du Dr Frankenstein et d'autres œuvres d'art destinées à faire peur aux enfants.

** L'antisémitisme ontologique intrinsèque au monde non-juif est une lèpre idéologique dont l'avatar est la sans-mondialité infamante, que dans les années 30 Heidegger attribuait aux juifs, les privant d'ancrage.

ALSP !




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3 commentaires:

  1. Erratum : Le ministre Nuñez a présenté sa démission hier au président, mais la Folle du Château l'a refusée (source Le Figaro)
    (K.)

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  2. Ces gens ne sont plus que des êtres sans foi ni loi. Il faudra les finir au couteau. En revanche, le Golem me semble désormais multiforme avec sa dernière expression : l'IA.

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    1. UIne ancienne copine qui était à fond derrière les kibboutzim, m'a dit être tombée de l'armoire au spectacle du nettoyage ethnique, du vol systématique des sources et des ressources des bédouins dans la plus parfaite complicité des troupes d'occupation.
      Les analogies avec l'Occupation de la France sont de plus en plus insupportables. Les Allemands au moins, ne se cherchaient aucune excuse.

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