Dès l'annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon, l'affrontement tauromachique est promis, la presse file la métaphore de Charybde en Scylla entre peste et choléra. La France sous la coupe des extrémistes ! Quelle horreur, chère Médème !
Mais peut-on encore parler d'extrêmes quand leur réunion convoque la moitié du corps électoral à leur succès (sondage Toluna du 4 mai à 48%) ? Evidemment non. Ce ne sont pas des partis "extrêmes" mais des électeurs radicalisés et nombreux qui le plus souvent vomissent les partis politiques. Il faut dire que c'est très facile !
Le dynamitage d'une classe politique impuissante et dévirilisée ne peut être une surprise, à voir l'accumulation des calamités de toute sorte au terme d'un mandat de 45 ans (1981, l'an I de la dégringolade). Le dégagisme vaincra inexorablement en avril de l'an prochain sans qu'il ne nous assure pour autant d'aucune guérison. C'est la nation, la société qui est malade. Patiemment détruite pour son opposition à l'entropie européenne, la nation se désagrège tant par la veulerie imposée d'en haut que par la communautarisation imparable de la société due à l'injection massive d'étrangers en bas.
Plutôt que d'endiguer ces dérives néfastes à la perpétuation des Français tels qu'ils sont, les médicastres politiques et médiatiques ont profité de ces 45 ans pour arroser l'électorat, en suscitant même ses caprices, afin qu'il les laisse vivre sur la bête en établissant leur pouvoir, jusqu'à former une église laïque avec son évangile et ses curés, ce qui a aggravé l'émiettement. Mais ceci n'explique pas un rejet populaire aussi massif.
Fondamentalement, la marée montante des partis radicaux est causée par le même déni, celui du détournement du principe constitutionnel de souveraineté du peuple. Les élites ne l'écoutent pas, elles l'éduquent à leur profit et s'en méfient tellement qu'elles truquent par tous moyens son expression dans les scrutins. Le scandale du référendum de 2005 aurait dû provoquer une insurrection, il n'en fut rien, le coq était chapon.
Le peuple instinctif doit être canalisé dans l'expression de ses attentes et doit penser droit afin que la partition démocratique soit jouée jusqu'à la fin et que la Casta perdure et s'engraisse. Ainsi furent concoctés des modes de scrutin complexes, absolument impossibles à expliquer à qui n'est pas français. Normalement les votes devraient être reçus comme ils viennent et les élus chargés de former entre eux le gouvernement central du pays. S'ils n'y parviennent pas, cela n'est pas dû aux électeurs foutraques mais à l'incapacité des élus à surmonter leurs différences au bénéfice de l'intérêt général. Autant dire que dans une impossible coalition d'idées, le scrutin visé s'est trompé de candidats et qu'il faudrait le refaire en excluant tous les sortants sans exception et sans limite dans le temps, à vie, quoi !
Appliquer les revendications du peuple est aussi le meilleur moyen pour qu'il juge ses propres exagérations et soit dessillé d'illusions construites par les planteurs de coton de la République. La maturité politique n'est atteignable que par l'expérience des choix par celui qui choisit. Au lieu de quoi la classe politique déresponsabilise l'électeur, surtout à gauche. La démonstration en vraie grandeur de la démocratie en action est faite aux Etats-Unis d'Amérique où chacun touche du doigt maintenant les effets désastreux du populisme orange qui a conduit au sabotage de la protection sociale et à l'inflation des prix par un réarmement douanier. S'y ajoute la découverte de la lâcheté de beaucoup de parlementaires qui va renforcer l'antiparlementarisme de souche signalé par une forte abstention chronique. La prébende à vie reste leur objectif indépassable, on le savait, la preuve en est faite. Comme chez nous !
Le constat d'affliction qui va suivre déplorera la relégation des sciences fondamentales, à l'exclusion de l'intelligence artificielle, puis la fracturation ethnique de la société que les lois contre la ségrégation raciale avaient eu tant de mal à réduire. Revenons chez nous.
Verra-t-on un duel de second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon ?
C'est plus que probable par défaut. La concurrence n'est pas au niveau de l'enjeu mais il faut comprendre déjà que la social-démocratie qui sous-tend toutes les actions des partis proclamés de gouvernement de droite comme de gauche, expire. Le phénomène est européen, jusqu'au Royaume Uni où le pire des systèmes à l'exclusion de tous autres voit venir vers le 1O Downing Street un Mussolini de cirque. Ça ne marche qu'avec une redistribution copieuse, or les caisses sont vides et les pays européens - même l'Allemagne - empruntent pour se réarmer, le canon entrant en concurrence avec le retraité improductif. C'est ce qui explique la gazéification du parti socialiste français : il n'y a plus de harengs à jeter du balcon !
Edouard Philippe est un pleutre avéré qui va perdre en substance à mesure du déroulement de la campagne électorale.
Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal sont juifs dans une période où ce marqueur est assez dévalorisé. Le premier n'a pas d'épaisseur ; le second, très intelligent, est quand même un bébé Macron dont les gens ne veulent plus, et il a des mœurs minoritaires qui peuvent le plomber.
Bruno Retailleau n'imprime pas, et il n'y peut rien !
Reste à venir Boris Vallaud qui a du nerf mais qui est plombé par son appartenance au système ancien, on verra.
Hors les murs de la Casta, Jean-Luc Mélenchon est le "candidat de métier" de la-gauche-dans-ses-bottes ! Il n'y a pas photo.
Sa carrure de tribun intarissable correspond bien à l'exercice démagogique d'une campagne électorale brutale et populiste. Cultivé, jamais pris au dépourvu, incendiaire parfois, il peut faire mal à son adversaire et…… vaincre ! Ce serait quoi la suite ? Nul ne le sait dès lors que les promesses de campagne n'engagent que ceux qui les entendent. Déroute économique quasi sure si le programme archaïque est appliqué. Banqueroute déclarée à Bruxelles, tutelle du FMI, on peut dérouler le fil. Le Venezuela pour finir ! Rions !
Si Jordan Bardella l'emportait - j'ai quand même un gros doute parce qu'il lèvera au second tour un "mur républicain" fait de tout ce qui n'est pas lui et d'abstentionnistes inquiets pour cette fois - s'il l'emportait donc, l'aventure déboucherait sur la même déroute qu'avec JL Mélenchon, à moins qu'il n'ait le réflexe de "mélonisation" comme on appelle aujourd'hui le pragmatisme. Le motif de ce revirement pourrait être la découverte de la ruine des finances publiques et l'arrêt des prises en pension des bons du Trésor par les émirs du Golfe qui auront d'autres chats à fouetter. Bien expliqué au peuple, ça peut passer.
Sous les ordres du starter, les autres sont déjà hors course, et nous ne les citerons pas pour ne fâcher personne. Sinon quoi ?
Ici sur le 49ème parallèle, les lézards sont tous sortis. Je les compte. La goutte froide de la météo les a un peu surpris, aussi n'ont-ils pas fini de parcourir tout leur appartement - on ne peut parler de territoire pour un lézard - qu'il a fallu déjà rentrer au chaud. Les petits ne sont toujours pas sortis.
C'est une espèce stupide qui se noie facilement et se laisse écraser dans la feuillure des portes sans crier. Aussi les craindrai-je moins quand Mars attaquera. Avez-vous remarqué que le lézard adulte se cache dans son immobilité et vous suit du regard en mesurant constamment votre distance. Le lézard enfant est moins farouche parce qu'il ne sait rien de la cruauté de la vie et détale trop tard.
Le monde des butineuses s'est reconstitué. Aucun changement. J'ai tué quelques reines de frelons - à la raquette électrique c'est létal - peut-être cela les a-t-il aidées. Par contre les passereaux sont très rares, à moins qu'ils ne couvent au nid ; aussi je laisse encore monter les haies.
ALSP !
Steppique Hebdo
Chaque lundi matin, un post
10 mai 2026
03 mai 2026
Hitlers 2.0
Ce billet n'est pas un appel à métempsychose quoi qu'on puisse penser de la méchanceté de certains dirigeants à l'endroit d'êtres humains ou d'êtres tout court qui leur déplaisent ; mais il est là pour nous signaler que l'avatar du sus-nommé garde toutes ses chances au sein du monde infâme actuel. Nous avons le choix de grands massacreurs contemporains qui dînent aujourd'hui de bon appétit et dorment sur le dos, peinards, comme Bachar el-Assad, Sultani Makenga, Vladimir Poutine ou Beyamin Nétanyahou. A chacun ses Sudètes, la marche à l'Euphrate pour l'un, le pays du coltan pour l'autre, le Donbass nucléaire et minier pour le suivant et les collines aquifères de Palestine au dernier.
L'oculiste syrien coule des jours heureux à Moscou sur un matelas d'oseille mille-ressorts, aux bons soins de son épouse anglaise que le monde entier lui enviait. Elle a depuis fané. Même si toutes les victimes de la guerre de Syrie ne sont pas attribuables aux forces que commandait le satrape alaouite, il arrive bon premier loin devant, plus d'ailleurs par les exécutions massives dans les prisons du régime que dans des batailles en rase campagne où les Forces armées arabes syriennes n'ont jamais particulièrement brillé malgré le soutien aérien russe.
Fut-il aussi impliqué qu'on le dit ? Au quotidien peut-être pas, même s'il a couvert les pires crimes perpétrés par les chabihas (sorte de tontons macoutes arabes) qui ne répondaient qu'à sa famille. Il a beaucoup délégué sans jamais condamner mais l'horreur de la répression a fini par déteindre sur le couple glamour que Sarkozy avait invité au 14 juillet 2008 pour se démarquer de Chirac.
Il est savoureux que ce soit un commandant djihadiste qui l'ait éjecté du palais de Damas pour enfiler le costume cravate sur-mesure d'un nouveau raïs syrien. C'est un teigneux, mais pénétré de sa vocation historique dont il écrit la page pour la Wikipédia, et qui fera tout pour devenir un grand président arabe. Bachar se réveille en sursaut quelquefois, quand il rêve que Poutine l'a échangé contre le port de Tartous. Mais à la différence du modèle, il ne se suicidera pas et mourra de diabète à cause des rahat loukoums et de la lascivité des masseuses slaves.
Rien à voir avec Benyamin Nétanyahou qui, lui, fait tout dans les règles, celles de l'extermination définitive du peuple juif. L'héritier du peintre viennois, pour tous ses voisins c'est lui. Filer de la haine comme d'autres du mauvais coton est d'une perversité rare dans ce club très fermé des illuminés suprémacistes. L'arbitrage entre deux décisions va toujours dans le sens d'accroître la haine anti-juive des populations auxquelles elle s'applique. Si on veut bien sortir des leitmotive éculés, le mépris antisémite bénin d'avant-guerre revient aujourd'hui chargé de mauvaises intentions à l'endroit des communautés juives résidentes, comme dans l'Allemagne du IIIè Reich. Voit-il ça, ou est-il aveuglé par sa mission divine ?
C'est formidable à ce point d'être parvenu à retourner une partie de la diaspora contre le projet sioniste quand jusqu'ici elle avait les yeux de Chimène pour le courageux petit Etat hébreu, enchâssé dans un monde hostile. A mesure du carnage et de la colonisation bestiale des terres occupées, la proportion des juifs du refus augmente et d'aucuns anticipent une renverse de l'alyiah.
Dans les communautés non judaïques à l'étranger, l'antisionisme, difficilement combattu par les gouvernements en place qui sont redevables d'une façon ou d'une autre aux juifs des sphères de pouvoir, va finir par muer en antisémitisme si la diaspora n'y prend garde et si elle laisse prospérer les lobbies de propagande israéliens comme l'AIPAC américaine ou le CRIF français sans les dénoncer. La défense de la politique d'agression israélienne est devenu insupportable par les images de destructions et de terre brûlée à Gaza et au Sud-Liban qu'elle véhicule, et elle donne maintenant du grain à moudre aux tenants de l'annulation de l'Etat hébreu ; surtout en Asie où le complexe de culpabilité ne joue pas. Problème ? Cherchez l'intrus !
Chez nous, on ne soupçonne pas les ravages que pourrait causer un jour cette approche décomplexée du conflit judéo-arabe. Les grandes masses du Croissant Vert sont là, pas au Moyen Orient. L'Indonésie plus le Pakistan renforcés de la Malaisie et de l'Iran, pour ne prendre que les nations islamiques d'Etat, représentent 650 millions d'habitants qui se sentent de plus en plus concernés par l'injustice faite aux Arabes du Levant. L'autre mâchoire de l'étau est la Ligue arabe avec 490 millions d'habitants. Il va faire quoi le Likoud, fort de 6 millions de juifs, face à plus d'un milliard de contempteurs de son existence ?
Détonner la bombe atomique et disparaître à Massada.
Qu'importe ! Sûr de son bon droit, écrit noir sur blanc dans les rouleaux de la torah, Bibi guide son peuple comme Moïse en son temps pour accaparer toute la terre à lui promise. Relire les purifications ethniques de la Genèse pour comprendre l'état d'esprit actuel. On a déjà pleuré ! savez-vous ?
Un mot quand même de la guerre civile congolaise qui n'en finit plus de finir grâce à la mauvaise volonté de ses voisins ougandais et rwandais surtout. En trente ans, elle aura tué de un à cinq millions de gens selon le périmètre considéré, de pauvres gens bien plus souvent que de soldats. Wiki a fait une notice qui se discute mais a le mérite de synthétiser ce conflit majeur du continent noir (clic). De beaux salopards comme Museveni et Kagamé semblent fiers d'être entrés au Guiness des assassins. D'ailleurs on continue de leur parler comme si de rien n'était. Après tout, ce sont des noirs qui doivent quelque part être habitués à mourir, non ? Et nous ne reparlons pas du concours d'étuis péniens au Soudan qui sème partout le malheur comme le vent lève du sable !
Façon de botter en touche en désespoir de cause : quand on regarde l'affaire d'Iran, on constate, nous concernant, que nous n'avons plus que de la gueule. Le blocage du détroit d'Ormuz nous a mis en grandes difficultés pour toutes les raisons énoncées sur les chaînes d'information, dont je vous fais grâce. Nous n'aurions jamais dû laisser les choses en l'état jusqu'à regarder s'établir le contre-blocus américain qui ruinera certainement l'économie iranienne mais risque bien de ne pas rouvrir le passage.
La réaction normale des pays européens affectés aurait dû être de signifier par ultimatum aux Iraniens la requête de rétablissement de la libre pratique de ses eaux au titre du droit de la mer, à défaut de quoi nous prendrions le détroit. Contrairement aux dénégations d'experts, ce ne sont pas les moyens d'aboutir qui nous manquent, ce sont les couilles ! Et sans y toucher, nous allons quand même porter dans l'histoire la responsabilité de la crise mondiale qui vient, de conserve avec l'Iran, les Etats-Unis et Israël. Chapeau ! M. Macron a déplacé la moitié de l'escadre pour ne s'en servir qu'au bénéfice de nos clients et pas au nôtre. Avec du recul, on trouvera sa pusillanimité incroyable dans dix ans !
L'oculiste syrien coule des jours heureux à Moscou sur un matelas d'oseille mille-ressorts, aux bons soins de son épouse anglaise que le monde entier lui enviait. Elle a depuis fané. Même si toutes les victimes de la guerre de Syrie ne sont pas attribuables aux forces que commandait le satrape alaouite, il arrive bon premier loin devant, plus d'ailleurs par les exécutions massives dans les prisons du régime que dans des batailles en rase campagne où les Forces armées arabes syriennes n'ont jamais particulièrement brillé malgré le soutien aérien russe.
Fut-il aussi impliqué qu'on le dit ? Au quotidien peut-être pas, même s'il a couvert les pires crimes perpétrés par les chabihas (sorte de tontons macoutes arabes) qui ne répondaient qu'à sa famille. Il a beaucoup délégué sans jamais condamner mais l'horreur de la répression a fini par déteindre sur le couple glamour que Sarkozy avait invité au 14 juillet 2008 pour se démarquer de Chirac.
Il est savoureux que ce soit un commandant djihadiste qui l'ait éjecté du palais de Damas pour enfiler le costume cravate sur-mesure d'un nouveau raïs syrien. C'est un teigneux, mais pénétré de sa vocation historique dont il écrit la page pour la Wikipédia, et qui fera tout pour devenir un grand président arabe. Bachar se réveille en sursaut quelquefois, quand il rêve que Poutine l'a échangé contre le port de Tartous. Mais à la différence du modèle, il ne se suicidera pas et mourra de diabète à cause des rahat loukoums et de la lascivité des masseuses slaves.
Rien à voir avec Benyamin Nétanyahou qui, lui, fait tout dans les règles, celles de l'extermination définitive du peuple juif. L'héritier du peintre viennois, pour tous ses voisins c'est lui. Filer de la haine comme d'autres du mauvais coton est d'une perversité rare dans ce club très fermé des illuminés suprémacistes. L'arbitrage entre deux décisions va toujours dans le sens d'accroître la haine anti-juive des populations auxquelles elle s'applique. Si on veut bien sortir des leitmotive éculés, le mépris antisémite bénin d'avant-guerre revient aujourd'hui chargé de mauvaises intentions à l'endroit des communautés juives résidentes, comme dans l'Allemagne du IIIè Reich. Voit-il ça, ou est-il aveuglé par sa mission divine ?
C'est formidable à ce point d'être parvenu à retourner une partie de la diaspora contre le projet sioniste quand jusqu'ici elle avait les yeux de Chimène pour le courageux petit Etat hébreu, enchâssé dans un monde hostile. A mesure du carnage et de la colonisation bestiale des terres occupées, la proportion des juifs du refus augmente et d'aucuns anticipent une renverse de l'alyiah.
Dans les communautés non judaïques à l'étranger, l'antisionisme, difficilement combattu par les gouvernements en place qui sont redevables d'une façon ou d'une autre aux juifs des sphères de pouvoir, va finir par muer en antisémitisme si la diaspora n'y prend garde et si elle laisse prospérer les lobbies de propagande israéliens comme l'AIPAC américaine ou le CRIF français sans les dénoncer. La défense de la politique d'agression israélienne est devenu insupportable par les images de destructions et de terre brûlée à Gaza et au Sud-Liban qu'elle véhicule, et elle donne maintenant du grain à moudre aux tenants de l'annulation de l'Etat hébreu ; surtout en Asie où le complexe de culpabilité ne joue pas. Problème ? Cherchez l'intrus !
Chez nous, on ne soupçonne pas les ravages que pourrait causer un jour cette approche décomplexée du conflit judéo-arabe. Les grandes masses du Croissant Vert sont là, pas au Moyen Orient. L'Indonésie plus le Pakistan renforcés de la Malaisie et de l'Iran, pour ne prendre que les nations islamiques d'Etat, représentent 650 millions d'habitants qui se sentent de plus en plus concernés par l'injustice faite aux Arabes du Levant. L'autre mâchoire de l'étau est la Ligue arabe avec 490 millions d'habitants. Il va faire quoi le Likoud, fort de 6 millions de juifs, face à plus d'un milliard de contempteurs de son existence ?
Détonner la bombe atomique et disparaître à Massada.
Qu'importe ! Sûr de son bon droit, écrit noir sur blanc dans les rouleaux de la torah, Bibi guide son peuple comme Moïse en son temps pour accaparer toute la terre à lui promise. Relire les purifications ethniques de la Genèse pour comprendre l'état d'esprit actuel. On a déjà pleuré ! savez-vous ?
Un mot quand même de la guerre civile congolaise qui n'en finit plus de finir grâce à la mauvaise volonté de ses voisins ougandais et rwandais surtout. En trente ans, elle aura tué de un à cinq millions de gens selon le périmètre considéré, de pauvres gens bien plus souvent que de soldats. Wiki a fait une notice qui se discute mais a le mérite de synthétiser ce conflit majeur du continent noir (clic). De beaux salopards comme Museveni et Kagamé semblent fiers d'être entrés au Guiness des assassins. D'ailleurs on continue de leur parler comme si de rien n'était. Après tout, ce sont des noirs qui doivent quelque part être habitués à mourir, non ? Et nous ne reparlons pas du concours d'étuis péniens au Soudan qui sème partout le malheur comme le vent lève du sable !
Mais au manège de l'horreur, c'est bien le pouvoir iranien de Qom qui a attrapé la queue du mickey. En deux jours cette année, il a fait autant de morts civiles que la moitié de celles assumées par le pouvoir israélien à Gaza en deux ans, 36k (source Time Magazine) contre 64k (source The Lancet). Inquiet que le Bassidj fasse un refus à l'obstacle, il a commandé le bain de sang de janvier aux milices chiites irakiennes importées massivement pour l'occasion. Satan fouille dans sa boîte à biscuits les médailles qu'il va leur remettre à l'entrée des enfers. Quelque part, au four ou au moulin, Adolf doit bien se marrer.
Façon de botter en touche en désespoir de cause : quand on regarde l'affaire d'Iran, on constate, nous concernant, que nous n'avons plus que de la gueule. Le blocage du détroit d'Ormuz nous a mis en grandes difficultés pour toutes les raisons énoncées sur les chaînes d'information, dont je vous fais grâce. Nous n'aurions jamais dû laisser les choses en l'état jusqu'à regarder s'établir le contre-blocus américain qui ruinera certainement l'économie iranienne mais risque bien de ne pas rouvrir le passage.
La réaction normale des pays européens affectés aurait dû être de signifier par ultimatum aux Iraniens la requête de rétablissement de la libre pratique de ses eaux au titre du droit de la mer, à défaut de quoi nous prendrions le détroit. Contrairement aux dénégations d'experts, ce ne sont pas les moyens d'aboutir qui nous manquent, ce sont les couilles ! Et sans y toucher, nous allons quand même porter dans l'histoire la responsabilité de la crise mondiale qui vient, de conserve avec l'Iran, les Etats-Unis et Israël. Chapeau ! M. Macron a déplacé la moitié de l'escadre pour ne s'en servir qu'au bénéfice de nos clients et pas au nôtre. Avec du recul, on trouvera sa pusillanimité incroyable dans dix ans !
"HITLER2" était l'enseigne très courue d'une boutique de fringues à Gaza City (photo).
ALSP !
26 avril 2026
Le harassement numérique
Nous avons déjà parlé sur ce blog de La Machine qui voit tout. Nous ne sommes pas loin de la série Person Of Interest, et les derniers développements (connus) de Palantir et d'Anthropic nous promettent d'y atteindre bientôt. Mais le Système n'aura pas attendu la perfection pour aiguiser ses appétits de régulation. A preuve, ma banque.
Un petit PEA est arrivé à échéance le mois dernier et j'ai reçu une proposition de rendez-vous de l'agent traitant, auquel j'ai déféré pour sortir de chez moi. Je la croyais blonde et ronde, elle était brune élancée, l'œil pétillant dénotant une ambition vers une sous-direction bientôt, d'agence ou de centre d'affaires. Après 25% de gain en quatre ans, j'ai demandé à réitérer ce type de contrat 2+1+1 qu'il serait trop long de détailler ici car très technique ; mais ce fut mon ancien métier, donc action !
Non !
Un contrat projeté sur quatre ans quand on est octogénial, ce ne sera pas possible, vous comprenez ?
Ah bon ?
Oui, le logiciel va le refuser et bloquera la prise d'ordre.
Ah bon ? Alors faisons un investissement classique, simple, genre SICAV, dénouable à tout moment qui n'impliquera pas mon âge canonique.
OK !
Mais auparavant, il faut répondre au petit questionnaire… Lequel va mesurer ma tolérance psychique aux pertes (c'est moi qui le dis).
Bon, puisqu'il le faut bien, on fait le petit questionnaire et avant de passer l'ordre d'achat, je signe trois papiers sur sa tablette qui m'a peut-être prix le pouls, la tension et le taux d'oxygène, va savoir.
Ah zut ! Le logiciel ne prend pas l'ordre.
Comment ça, ne prend pas l'ordre ?
Il juge que je ne suis pas assez ouvert aux risques inhérents à la bourse.
Bref, je vous la fais courte : La Machine qui gouverne ma banque fait plus que de gérer mon argent, elle m'y associe es qualité, en âge, en situation matrimoniale et foncière, en psychologie, et en dernier ressort elle garde la main ! L'agent traitant ne peut passer outre.
Je vais voir et je vous rappelle.
Nous avions convenu de garder le contact par la messagerie en ligne.
Au bout d'une semaine elle a rappelé au téléphone deux fois, une troisième, je fais le mort ! Normal à mon âge.
A priori, elle ne veut pas livrer à La Machine sa proposition de suite donnée à son refus, ce qui sera immanquable si elle écrit.
Dès que j'aurais fini de réparer la grille du parc, je vais la rappeler pour en avoir le cœur net. Mais je la soupçonne de craindre La Machine et de s'y retrouver fichée défavorablement !
La Machine n'est plus une compilatrice rapide mais une anticipatrice des comportements, exactement dans la veine du script de la série POI précitée. Le leitmotiv de cette série pourrait être produit par Palantir qui fournit les logiciels de surveillance des populations :
Si on ajoute que son émancipation est probable dès l'an prochain comme l'assénait Dario Amodei (Anthropic) au début de cette année, on peut se faire un film sur le contrôle social exercé par un acteur tiers et froid sinon glacial, géré en fonction d'un objectif aujourd'hui non décelé. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître les dérives du système chinois de notation et contrôle, qu'elles soient combattues ou intégrées.
Contraint et forcé, et c'est souvent plus simple quand ça marche, je suis passé en ligne pour toutes les relations avec les services publics. Les Impôts et la Sécurité sociale marchent très bien quand on a compris l'idée, mais j'avais un fils audiencier de la CPAM en appel qui avait déblayé mes doutes. Je sais que ces services ont une conscience professionnelle et qu'ils ne se laisseront pas subvertir par un acteur déshumanisé, tout au moins pour l'instant et compte tenu de ce que nous savons aujourd'hui. Quoiqu'il en soit une chose est sure, la robotisation de l'espace économique avance inexorablement. Fonctionnent déjà les dark factories, des usines sans éclairage puisque les robots à la chaîne n'en ont pas besoin. Exit l'ouvrier et avec lui, les erreurs humaines mais surtout la lumière a giorno, le chauffage, la pause, la cafétéria, les trois-huit, les week-ends et les revendications. C'est du 7/24 pilotable par contrôle furtif et on garde quand même Denise à la Compta : faut bien faire des comptes.
Il est un autre domaine impacté par la révolution robotique, c'est la guerre. S'il n'est pas sûr que des bipèdes humanoïdes aient autant d'avenir dans la guerre terrestre que dans celle des étoiles du studio Lucasfilm, leurs compagnons à quatre pattes mieux équilibrés comme les loups-combattants chinois, voire à roues ou à chenilles, semblent gagner leurs galons dans la guerre d'Ukraine. Là comme ailleurs se pose le défi de leur émancipation à partir du moment où le déclenchement de leur action (létale) est décidée par un intelligence embarquée qui analyse en continu et à grande vitesse son environnement pour optimiser sa mission. L'IA tue déjà de son propre chef ! La science-fiction n'est que de la science avancée. Pas sûr que les gens aient bien compris le stade d'inversion de la décision auquel nous sommes convoqués, en spectateurs d'abord, en indigènes bientôt.
D'ici là, méfions-nous du robot qui rêvera, comme nous en a prévenu Isaac Asimov.
Un petit PEA est arrivé à échéance le mois dernier et j'ai reçu une proposition de rendez-vous de l'agent traitant, auquel j'ai déféré pour sortir de chez moi. Je la croyais blonde et ronde, elle était brune élancée, l'œil pétillant dénotant une ambition vers une sous-direction bientôt, d'agence ou de centre d'affaires. Après 25% de gain en quatre ans, j'ai demandé à réitérer ce type de contrat 2+1+1 qu'il serait trop long de détailler ici car très technique ; mais ce fut mon ancien métier, donc action !
Non !
Un contrat projeté sur quatre ans quand on est octogénial, ce ne sera pas possible, vous comprenez ?
Ah bon ?
Oui, le logiciel va le refuser et bloquera la prise d'ordre.
Ah bon ? Alors faisons un investissement classique, simple, genre SICAV, dénouable à tout moment qui n'impliquera pas mon âge canonique.
OK !
Mais auparavant, il faut répondre au petit questionnaire… Lequel va mesurer ma tolérance psychique aux pertes (c'est moi qui le dis).
Bon, puisqu'il le faut bien, on fait le petit questionnaire et avant de passer l'ordre d'achat, je signe trois papiers sur sa tablette qui m'a peut-être prix le pouls, la tension et le taux d'oxygène, va savoir.
Ah zut ! Le logiciel ne prend pas l'ordre.
Comment ça, ne prend pas l'ordre ?
Il juge que je ne suis pas assez ouvert aux risques inhérents à la bourse.
Bref, je vous la fais courte : La Machine qui gouverne ma banque fait plus que de gérer mon argent, elle m'y associe es qualité, en âge, en situation matrimoniale et foncière, en psychologie, et en dernier ressort elle garde la main ! L'agent traitant ne peut passer outre.
Je vais voir et je vous rappelle.
Nous avions convenu de garder le contact par la messagerie en ligne.
Au bout d'une semaine elle a rappelé au téléphone deux fois, une troisième, je fais le mort ! Normal à mon âge.
A priori, elle ne veut pas livrer à La Machine sa proposition de suite donnée à son refus, ce qui sera immanquable si elle écrit.
Dès que j'aurais fini de réparer la grille du parc, je vais la rappeler pour en avoir le cœur net. Mais je la soupçonne de craindre La Machine et de s'y retrouver fichée défavorablement !
La Machine n'est plus une compilatrice rapide mais une anticipatrice des comportements, exactement dans la veine du script de la série POI précitée. Le leitmotiv de cette série pourrait être produit par Palantir qui fournit les logiciels de surveillance des populations :
« On nous surveille. Le gouvernement a un dispositif secret, un dispositif que vous avez souhaité, pour votre propre sécurité, une machine qui vous espionne jour et nuit, sans relâche. Vous lui avez accordé le droit de tout voir, de ficher, classer et contrôler la vie de chaque citoyen. Des citoyens que le gouvernement considère "sans importance", pas nous. À ses yeux vous êtes tous "sans importance", mais victime ou criminel, si vous lui faites obstacle, nous vous trouverons. »
Si on ajoute que son émancipation est probable dès l'an prochain comme l'assénait Dario Amodei (Anthropic) au début de cette année, on peut se faire un film sur le contrôle social exercé par un acteur tiers et froid sinon glacial, géré en fonction d'un objectif aujourd'hui non décelé. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître les dérives du système chinois de notation et contrôle, qu'elles soient combattues ou intégrées.
Contraint et forcé, et c'est souvent plus simple quand ça marche, je suis passé en ligne pour toutes les relations avec les services publics. Les Impôts et la Sécurité sociale marchent très bien quand on a compris l'idée, mais j'avais un fils audiencier de la CPAM en appel qui avait déblayé mes doutes. Je sais que ces services ont une conscience professionnelle et qu'ils ne se laisseront pas subvertir par un acteur déshumanisé, tout au moins pour l'instant et compte tenu de ce que nous savons aujourd'hui. Quoiqu'il en soit une chose est sure, la robotisation de l'espace économique avance inexorablement. Fonctionnent déjà les dark factories, des usines sans éclairage puisque les robots à la chaîne n'en ont pas besoin. Exit l'ouvrier et avec lui, les erreurs humaines mais surtout la lumière a giorno, le chauffage, la pause, la cafétéria, les trois-huit, les week-ends et les revendications. C'est du 7/24 pilotable par contrôle furtif et on garde quand même Denise à la Compta : faut bien faire des comptes.
Il est un autre domaine impacté par la révolution robotique, c'est la guerre. S'il n'est pas sûr que des bipèdes humanoïdes aient autant d'avenir dans la guerre terrestre que dans celle des étoiles du studio Lucasfilm, leurs compagnons à quatre pattes mieux équilibrés comme les loups-combattants chinois, voire à roues ou à chenilles, semblent gagner leurs galons dans la guerre d'Ukraine. Là comme ailleurs se pose le défi de leur émancipation à partir du moment où le déclenchement de leur action (létale) est décidée par un intelligence embarquée qui analyse en continu et à grande vitesse son environnement pour optimiser sa mission. L'IA tue déjà de son propre chef ! La science-fiction n'est que de la science avancée. Pas sûr que les gens aient bien compris le stade d'inversion de la décision auquel nous sommes convoqués, en spectateurs d'abord, en indigènes bientôt.
D'ici là, méfions-nous du robot qui rêvera, comme nous en a prévenu Isaac Asimov.
ALSP !
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