19 avril 2026

Miscellanées printanières

Je ne sais plus qui a dit : "Dieu a créé le monde mais il fonctionne avec Satan", ou quelque chose d'approchant. Les nouvelles d'où qu'elles viennent nous le prouvent chaque jour, il y a un acharnement du Mal sur les conditions d'existence de la race humaine qui métastase sur tout le règne du vivant. A se demander si les Dualistes du Moyen-Âge étaient vraiment des illuminés ou s'ils avaient perçu un tremblement des enfers sous leurs pieds, l'avertissement sismique d'un anéantissement prochain. Les hommes ne semblent jamais en repos tant ils sont enclins à mater leurs voisins, de la pire des manières parfois, comme nous le montrent de grands criminels en guerre comme Poutine ou Nétanyahou qui sont des éradicateurs patentés à qui nous continuons de parler, sans oublier al-Burhan et Hemedti au Soudan, plus sauvages encore !

Entretemps, le débat corne-cul sur l'antisionisme s'est vautré à la Chambre basse comme il fallait s'y attendre, en dépit des nombreux et prestigieux parrains qui le portaient à bout de bras sans voir que la Sainte Inquisition était une galéjade à côté de l'implicité d'opinion, coupable de reproches formulés à l'endroit de l'Etat hébreu. Les rédacteurs de la proposition Yadan en étaient venus au point de chercher les pensées interdites des prévenus, non exprimées sans doute mais probables, susceptibles d'être qualifiées. Je croyais que nous étions une nation de droit écrit. Non, non, le juge devait prouver le "péché d'intention".
J'abandonne les poursuites et fais mienne l'excuse de légèreté de tous ces gens d'importance* : ils n'ont tout simplement pas lu la proposition de loi ! Sinon nous aurions failli nous faire piétiner par des connards complices du désastre de Gaza, ce qu'à Dieu ne plaise, ils ne peuvent pas l'être.

*NB : la liste est sur le site de l'Assemblée nationale et en code


Revenons à la maison.

Les politiques sentant leur fin prochaine ont consenti, pour amadouer l'indispensable électeur, à la suppression des ZFE, les zones de faibles émissions. Adoptées dans la loi Climat pour diminuer la pollution aérienne des agglomérations, elles avaient le redoutable défaut démocratique de confiner à la campagne par des entraves à leur libre circulation les automobilistes les moins fortunés. Le contrôle technique des moteurs et les analyses de pollution des échappements ne pouvant suffire, il fallait bannir des villes les véhicules les plus anciens et donc les moins chers à acquérir et entretenir. L'incitation à renouveler le parc automobile sous la contrainte prenait en ciseau le budget des ménages pauvres et l'augmentation très sensible des tarifs constructeurs pour des modèles bourrés de gadgets marketing et d'aides à la conduite pour idiots. Finalement la grogne pouvait se transformer en gilets de couleur, un pouvoir aussi décrié que le nôtre ne pouvait en supporter le prix. Exeunt les ZFE, on va garder les vignettes sur les pare-brises pour les jours difficiles à respirer quand il faudra réduire les émissions de gaz d'échappement en triant les pollueurs, ce qui est normal..

Le recul est bien accueilli. Il participe du redressement de la démocratie sincère qui écoute le peuple au lieu de l'éduquer. Tout le malheur du pays gît dans cette fabrication : le peuple est souverain en droit mais n'est pas écouté en fait. On lui explique ! On le dresse ! On l'instruit ! Ainsi laisse-t-on grandir par exemple le malaise de l'immigration. Que craint-on du peuple ? Qu'il veuille la réguler à son idée.
Les gens ne sont pas idiots dans leur quotidien quand ils voient qui les sert. Souvent des étrangers quels que soient leurs papiers. Ils savent aussi que les emplois pris ne sont pas confisqués aux Français de souche mais occupés par ceux qui en supportent la dureté et les inconvénients. Le peuple veut une régulation claire et pour tout dire, une "immigration de travail choisie" sans regroupement familial des ascendants. Le référendum populaire qui menace la classe didactique ne serait rien d'autre que l'expression du bon sens. Ce bon sens ennemi de la prébende et des privilèges qu'il faut absolument contenir. Exemple ? Le décret libératoire du travail le premier mai concocté par le groupe Renaissance sur injonction du président de la République faisant droit aux demandes des boulangers et des fleuristes, est rédigé sur 13 pages ! Treize !

Les députés macronistes en ont profité pour convoquer à leur poste un million et demi de travailleurs chez les grandes enseignes (qui ont des rayons pain et fleurs), chez les usines agro-alimentaires, tout le commerce de bouche jusqu'aux chocolatiers, les enseignes culturelles jusqu'aux fleurs en plastique. Les dérogations étaient jusqu'ici normales et de bon aloi, transports urbains, hôpitaux, coulée continue en sidérurgie etc. mais c'était sans compter avec le prurit législatif de nos grands inutiles. Le Premier ministre a dit stop ! Avec la loi Yadan, c'est par deux fois la semaine passée que M. Lecornu a fait mentir son nom ! Je pense qu'il serait bien cette année de voter des vacances parlementaires du 1er mai au 30 septembre. Qui s'en apercevrait, sauf eux ?

Finissons par le carnet blanc.
Il risquait de plus mal choisir, le héraut de la droite dure qui peaufine un profil chiraquien, s'est mis en tête d'achever la gravure de sa présidentialité. Les dames frontistes en rêvaient, Jordan Bardella l'a fait. Mieux encore, dans une des plus vieilles familles nobles d'Europe, les Bourbons-Deux-Siciles. La Maison Royale de Bourbon, issue de louis XIV, gouverna les deux royaumes de Naples et de Sicile de 1734 à 1816, et successivement les deux royaumes unifiés connus comme les Deux-Siciles, jusqu’en 1860. Une des dynasties les plus anciennes d’Europe gouverna donc l’Etat le plus grand et le plus peuplé d’Italie avant l'unification italienne de Cavour. Le roman de Lampedusa Le Guépard se passe chez eux.

Maria Carolina a 22 ans. Elle est blonde, jolie et éduquée. Elle parle plusieurs langues, a des diplômes, et elle roulait en Harley-Davidson Heritage Classic jusqu'à ce qu'elle se prenne un mur à Monaco. Sauvée par le casque, on ne sait ce que devint sa moto de rebelle. Le couple est sympathique et assorti pour une fois. S'ils accèdent à l'Elysée, ils y feront entrer une fraîcheur qui a manqué jusqu'ici. Une première dame de 23 ans succédant à une cougar de 74 n'est pas pour me déplaire. Quant à lui, et bien, il fera avec lui-même et son bac ES mention TB, plus son entregent, sa répartie, sa tchatche quoi. Ne le connaissant pas, je ne risquerais pas un pronostic, mais si c'est calculé, c'est intelligemment calculé, le candidat est "parfait" au sens d'achevé. En campagne électorale, il fera moins "gendre". Restera ensuite à convaincre le Gotha, mais pourquoi pas, si le corps électoral français le choisit, lui ? Bonaparte y est bien parvenu.

Gabriel Attal se serait lui-aussi remis en ménage, mais ça n'aura pas le même effet sur la ménagère de quarante ans.

Avant de se quitter, je voulais faire un sort à la procédure d'appel visant Nicolas Sarkozy dans l'affaire des fonds libyens de campagne. La notice Wikipédia entre dans les détails (clic) mais il ne s'agit maintenant pas des détails. Il s'agit de l'attitude arrogante du prévenu Sarkozy qui nie tout en bloc et fait porter le chapeau à ses collaborateurs du moment, comme on l'a vu pour Claude Guéant. Sa morgue à nier ce dont tout le monde est convaincu ne cadre pas avec sa pratique du commandement des hommes puisqu'on juge impossible que quoi que ce soit lui bénéficiant puisse avoir été fait à son insu.

Le ministre de l'Intérieur d'abord, le président ensuite, avait l'œil à tout. On l'a vu maintes fois pour des petites choses jusqu'au seuil du ridicule, quand il limoge Dominique Rossi, chef de la Sécurité en Corse, parce qu'il n'a pas su empêcher qu'un groupe nationaliste aille se baigner pacifiquement dans la piscine de Christian Clavier à Porto-Vecchio pour dénoncer la promotion immobilière résidentielle du député de Rocca Serra (clac).
On l'a vu tout au long de son mandat s'occuper de dossiers mineurs, et quand il s'est agi possiblement de cinquante millions, il ne savait rien ; si ce chiffre est exagéré, la manipulation d'espèces en quantité industrielle est avérée jusqu'au coffre géant loué par le préfet Guéant à l'agence BNP Opéra.

Certes le doute profite à l'accusé, mais je ne suis pas sûr que ce déni soit la meilleure défense, surtout de mouiller ceux qui vous ont servi, comme on noie son chien. Qu'il soit bien clair que je n'ai aucune aversion pour l'acquittement de M. Sarkozy si les juges en décident ainsi. Le personnage en lui-même, dans ses travers, son allure et sa vulgarité n'existe plus en vrai. Cet homme ne nous a rien apporté dont il puisse se vanter et ne suscite encore que des reproches. Il devrait s'exiler.


ALSP !



Trouvé ! C'est le grand humoriste juif Tristan Bernard qui disait dans Répliques et bons mots : « c'est Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre.»


12 avril 2026

Ô Marquises 🎜

J'ai toujours eu envie d'une Porsche 911. Il me souvient même d'être allé dans le showroom occasions de Charles Pozzi, il y a très longtemps. L'envie fut de longue haleine puisque des décennies plus tard, mon fils m'a payé pour mon anniversaire des tours de piste en Porsche type 991 sur circuit, me confirmant s'il en était besoin que j'avais raté quelque chose. Mais je n'ai jamais eu les moyens de m'offrir cette quintessence de la voiture sportive, sauf à trouver et reconstruire une épave à la casse, ce qui se fait parfaitement bien avec du temps et un peu d'argent, car une 911 est une somme de composants à assembler assez simplement. Mais, c'est le temps alors qui m'a manqué. Alors, comme tous les gens revenus de leurs fantasmes automobiles et connaissant le prix des choses, je roule en japonaise, Pearl Harbour connaît pas !

Pendant le même temps, j'ai défendu le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN au motif que, trop faible pour entrer seul en guerre, mon pays devrait se battre en coalition. Le plus sûr moyen de vaincre était non pas de s'associer sur les bords à un groupe lui-même intégré, mais d'y entrer inter pares en apportant le meilleur de nous-mêmes. A ce moment-là, le seul système de défense sur étagère était celui de l'Atlantique Nord. On en savait les contraintes exprimées régulièrement par le parrain majeur, on en voyait aussi les meilleurs effets sur notre préparation au conflit de haute intensité, à commencer par la conversion de nos forces d'une pratique élargie de gendarmerie coloniale en une force continentale de choc et rupture au sein de processus et réflexes acquis en commun.

L'embuscade tragique de Sper Kunday en Afghanistan en 2008 avait été un révélateur de cette nécessité (quid). Un détail m'avait glacé le sang : la dizaine de sacs de cartouches de 5,56 balancés par le renfort américain aux groupes bloqués dans le piège taliban n'a servi à rien puisque la cartouche française destinée au FAMAS n'était pas chambrée 5.56 NATO.
C'était déjà le cas en Allemagne où la munition française d'infanterie était du 7,5 alors que tous les autres pays étaient en 7,62. Engagés ensemble dans un combat au sol, nous ne pouvions pas nous entraider. Bref, depuis ce jour en vallée d'Uzbin nous apprîmes beaucoup !

Mais les dividendes de la paix détruisirent dans la masse nos capacités rénovées qui avaient gagné en qualité. Au seuil maintenant de l'effondrement délibéré de la coalition atlantique en application du principe isolationniste américain, exprimé avec vulgarité par Donald Trump mais initié assez sèchement par Barack Obama, nous sommes obligés de concevoir une autre forme de coopération militaire sur le vieux continent, qui prenne en charge des moyens équivalant ceux que les Américains vont retirer pour les redistribuer en Extrême Orient afin de contenir les appétits hégémoniques chinois. Et c'est là que le premier paragraphe de cet article prend tout son sens. En avons-nous la capacité ?

Le sursaut de crédits militaires que va exiger de nos finances la réorganisation de l'alliance européenne de défense, induit le changement de paradigme de nos comportements sociaux parce qu'ils coûtent à l'Etat un "pognon de dingue". Dit autrement, le Club Med où se vautre à milliards d'euros la nation du reste à charge zéro, de la retraite hâtée, de la paresse comme avancée sociale, des 35 heures travaillées 32 et payées 39, des cinq semaines de congés payés, ce Club-là va fermer ses portes. Car on ne va pas chercher une dizaine de milliards pour embellir la nouvelle mariée, non, nous devons repasser au-dessus de 5%pib de dépenses militaires, comme à l'époque de la guerre froide. Surtout qu'elle commence à tiédir ! Le chef d'état-major Lecointre nous en avait prévenu à son pot de départ : fois deux !

Alors bien sûr, tous ces avantages sociaux que le monde entier nous envie sans jamais oser se les appliquer par crainte de la banqueroute, sont justifiés à tous égards par la dureté des temps et la sacralisation de la personne humaine qu'il nous faut assister du berceau à la tombe. Mais si nous aimons la liberté autant que nos pères l'aimèrent, il va falloir tout simplement redevenir sérieux, travailler, et construire la force conventionnelle de guerre que nous n'aurions jamais dû réduire pour plaire à l'électeur. Ce billet n'est pas un catalogue, mais on peut exprimer deux besoins à mon avis incontournables :

  1. D'abord, nous devons être capable de déployer plusieurs divisions bonnes de guerre afin d'affronter la contestation du sol européen par l'ennemi de toujours, sans s'adosser à la dissuasion nucléaire qui ne doit être que l'ultima ratio. Le CEMAT promet une division bonne de guerre (une seule) pour l'an prochain.
    La force nucléaire, elle, fut conçue au départ à côté d'une force conventionnelle importante capable de tenir son créneau au rempart. Elle ne doit pas être intégrée au combat de haute intensité. Elle ne doit pas être discutée, ni négociée dans la construction d'une nouvelle coalition. La démarche de M. Macron est une erreur. La victoire ne peut être que conventionnelle ; nucléaire, c'est une défaite, la dernière défaite : la planète des singes.
  2. Secondement, l'histoire nous a dotés d'un espace maritime important et lointain. Le choc des hégémons met en tension toutes les mers du globe et accroît la menace sur nos possessions d'outremer.

    Si nous voulons conserver cet espace - on peut aussi le larguer et oublier tout ce que ces pays nous ont apporté - il est indispensable de déployer une marine militaire au niveau du défi stratégique, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et cet effort doit couvrir la sûreté des routes d'échanges nous concernant, et sans doute aucun celle des détroits et canaux empruntés. Nous en sommes loin. Et nos contempteurs le savent. Nous savons qu'ils le savent et nous faisons peu !
    Les études en cours déboucheront probablement sur un doublement en tonnage de la flotte actuelle. Sans doute faudra-t-il alors annuler les congés parentaux aux mâles géniteurs et oublier la Porsche modèle 1945-CNR que la nation ne peut plus entretenir !

Voilà ! Ce que le système clientéliste français a détourné de fonds vers la satisfaction de besoins non essentiels pour rémunérer les apports de voix dans les urnes va réapparaître dans les programmes politiques et c'est tant mieux. M. Lecornu va financer sa transition électrique en tapant dans les prestations sociales, mais sans le dire. Le gras est là. Il en sera de même pour la transition militaire mais comme nous sommes partout à l'os, l'arbitrage sera officialisé dans le budget.

Il est dommage que la classe politique française n'ait pas eu le courage de la classe allemande ou canadienne ou suédoise qui ont remis leurs comptes en ordre au cas où ils auraient besoin d'argent plus tard. Ils y sont. Nous y sommes. On voit notre cul à travers le pantalon : 74 milliards d'intérêts à sortir sur la dette l'an prochain et des déficits partout ! Il faut repeindre le Mur des Fédérés.

ALSP !





05 avril 2026

De l'inégalité des races humaines devant le tribunal médiatique

La guerre des gangs fait rage au Moyen-Orient et il ne faut sans doute pas compter sur les trois parrains du conflit pour annuler le désordre économique mondial qu'ils ont créé. Il n'a jusqu'ici manqué qu'un acteur : le courage. Personne ne semble pressé de charger baïonnette au canon, pas même les nouveaux Huns qui ont eu le temps de se faire la main sur les femmes et les gosses arabes à Gaza et maintenant au Liban. Là vous n'y pensez pas, ces salopards se défendraient !

Entretemps le chancelier Merz redoute une crise mondiale de la taille de celle du coronavirus chinois, par rupture des approvisionnements énergétiques et celle de la circulation des intrants et composants manufacturiers (engrais, alumine, chimie du plastique etc...). Si la guerre s'arrête maintenant, il faudra un année ou plus (selon C. Lagarde -BCE) pour rétablir les flux normaux. C'est dans Politico ici.

On se doute bien que l'imbécile-en-chef n'arrêtera sa guerre de choix que si la classe ouvrière américaine descend dans la rue ou si les camionneurs bloquent tout. D'ici qu'il se décide, laissons donc l'aire biblique à son histoire et revenons ce matin à nos moutons bien français.

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Le clou du spectacle démocratique est sans conteste l'élection d'un enfant du pays à Saint-Denis, cité des rois morts et de divers vivants. Connu comme le loup blanc par toute la ville, maire-adjoint et vice-président du Conseil Général du Neuf-Trois, Bally Bagayoko a dû essuyer une tempête de racisme même pas masqué, pour sa seule couleur de peau. C'est un Malien du fleuve, donc noir. Il a fait des études supérieures sur zone, aime servir son prochain, et procède en tout domaine d'une élocution châtiée et fluide que beaucoup de politiciens pourraient lui envier, surtout Manuel euh euh Valls ! Ses idées ne sont pas iconoclastes et dans la bouche d'un François Ruffin, Benoît Hamon ou d'un Alexis Corbière elles passeraient crème ! Elles forment un catalogue socialiste ou communiste de base et prennent la défense du prolétariat. De quoi parle-t-on ?

En fait, c'est un sacré pavé (250 mesures) que vous pouvez encore ouvrir en cliquant ici sinon faire confiance à la recension de l'essentiel que j'en ai fait ci-dessous :
  1. Enseignement primaire
    • Lutter contre les rats dans les écoles
    • Financer la cantine gratuite et proposer un p'ti dèj aux enfants qui le souhaitent
    • Autres mesures classiques (atsem, sorties scolaires etc) pour tout nouveau maire
  2. Logement
    • Défendre le logement public en maîtrisant loyers et charges
    • Favoriser l'accession sociale à la propriété
    • Lutter contre l'insalubrité et les immeubles en ruine
    • Etablir un syndic des associations de copropriétaires
    • etc.
  3. Démocratie locale
    • Auditer la fusion Saint-Denis-Pierrefitte avant de l'approuver
    • Mettre en place le RIC, référendum d'initiative populaire
    • Favoriser les conseils de quartier
    • Guichet unique des subventions aux associations
  4. Sécurité publique
    • Déployer la police municipale en ville à proximité des besoins
    • Créer un comité d'éthique accessible aux citoyens
    • Supprimer les LBD (pas plus de désarmement dans le programme)
  5. …… Tout le reste est à l'avenant de ce que vous avez lu dans les programmes municipaux distribués dans vos boîtes à lettres et concerne comme partout la jeunesse, l'écologie populaire, l'aménagement foncier, les trajets (transports), le sport populaire, le vivre ensemble, la culture populaire, le bien vieillir, le déploiement du service public, c'est tout ! Mais le lire prend du temps.

Rien de bolivarien, ni de castriste dans le programme à peine insoumis de M. Bagayoko. C'est un programme de gauche très classique, et la bronca, un peu surjouée sur les chaînes de désinformation continue, s'est bien nourrie d'un racisme puant à l'endroit d'un Français noir. La question est : pourquoi lui ? Parce que des maires élus des United Colors of Benetton, il y a pléthore et pas qu'en Petite Couronne à Sarcelles, Fleury-Mérogis, Mantes-la-Jolie, La Courneuve, L'Ile-Saint-Denis, Le Blanc-Mesnil ou Saint-Ouen sur Seine, Saint-Mammès, Yèbles, mais partout.
On en avait trouvé même dans des trous perdus comme Sainte-Juliette-sur-Viaur (Aveyron) ou Saint-Coulitz (Finistère). Et c'est oublier la couleur du président du Sénat Gaston Monnerville, qui a tenu tête à Charles de Gaulle lors de la forfaiture de 1962 qui dépouillait le Congrès de l'élection du président de la République.

Pourquoi lui ?

Parce que LFi, tout simplement ! Et parce que LFi défie en continu à la fois la bourgeoisie socialiste d'Etat et le lobby juif de France.

Ce parti lambertiste du bordel originel qui rêve d'un monde impayable qui n'existera jamais, s'énivre de provocations programmatiques pour tenir la rampe de l'estrade médiatique et se permet toutes les outrances afin de compenser son inaptitude à gouverner. Il y a pourtant des esprits déliés comme Manuel Bompard et Sophia Chikirou qui posent question, mais il leur faut baiser l'anneau.
Alors le maire de Saint-Denis ramasse le shitstorm à la place de Mélenchon, qui n'y cherche lui qu'un levier pour promouvoir sa prochaine candidature. La manifestation de samedi dernier à Saint-Denis contre le racisme a servi de caisse de résonnance. Plus le son monte, mieux il se porte.

Bally Bagayoko a raison d'assigner en justice les racistes de CNews, dont Pascal Praud qui est en roue libre dans ce domaine et que plus rien n'arrête. L'animateur/agitateur se veut gourou maintenant ! Il ne supportait plus la modération des mises au point judiciaires de Philippe Bilger, il l'a viré ! Sonia Mabrouk le vomit. Je l'ai entendu hurler contre le droit international en l'affaire d'Iran. Ce type est devenu la caricature américaine d'un animateur télé, avec un cheveu sur la langue !

Puisqu'on parle de races - qui existent vraiment quoiqu'en dise l'université - j'ai signé hier la pétition parlementaire contre la proposition de loi Yadan qui amalgame antisionisme et antisémitisme afin de faire condamner en France toute critique des graves dérives du cabinet Netanyahou et consorts. Si, si, je n'y croyais pas avant de l'avoir lue.

Quelles que soient les arrières pensées des initiateurs de cette pétition (ISM-France), cette proposition est inacceptable et la députée Caroline Yadan spécialement stupide. Pareille sacralisation dans nos prétoires de l'expansionnisme juif, en Palestine et autour, est inique mais surtout, elle met en réel danger la diaspora israélite chez nous, celle qui endure une hostilité déjà forte de la part des communautés arabo-musulmanes sans qu'il soit besoin de la nourrir, sans parler de l'antisémitisme rampant des groupes d'extrême-gauche qui mènent le bal dans les universités.
Désolé pour tous les relais de M. Nétanyahou chez nous (la liste serait trop longue), mais la construction du Grand Israël, assumée par le gouvernement d'aujourd'hui qui ne recule devant aucun carnage pour l'avancer, condamne d'avance les juifs de France à l'opprobre voire même à la proscription. L'amalgame "Sem & Sion" est criminel, non pour le gouvernement israélien dont l'avenir à la CPI m'indiffère, mais pour la diaspora. Et je m'étonne de ne pas entendre plus de voix israélites qui le condamnent. Elie Barnavi, Jean-Christophe Attias, Esther Benbassa et Dominique Moïsi ne suffisent pas ! Mais il y en a sans doute d'autres.

Tout ceci ne résoudra pas le conflit judéo-palestinien qui est inextricable, mais en attendant un miracle, les lecteurs qui me suivent peuvent signer la pétition sur le site de l'Assemblée nationale par ici.

Il est inutile d'importer dans notre pays un racisme à visage découvert qui prospère aux Etats-Unis, sans entrave aucune depuis l'arrivée à la Maison Blanche des suprémacistes décomplexés. Notre pays a de nombreux défis à relever pour maintenir sa place dans le concert des nations sans y ajouter une fracture supplémentaire de notre société fragilisée par l'incurie macronienne.

ALSP !