24 mai 2026

De ci de là

Le seringat a explosé à la Pentecôte en même temps que Donald Trump se couchait devant les réalités du Golfe définitivement persique. Je le sens d'ici, le seringat. Ainsi dans la nuit de samedi dernier, le président universel de tous les états unis a tenu depuis le Bureau Ovale une conférence téléphonique avec (accrochez vous !) Mohammed bin Salman Al Saud, Mohammed bin Zayed Al Nahyan, Tamim bin Hamad bin Khalifa Al Thani, Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim bin Jaber Al Thani, Ali al-Thawadi, Field Marshal Syed Asim Munir Ahmed Shah, Recep Tayyip Erdoğan, Marshal Abdel Fattah El-Sisi, King Abdullah II, King Hamad bin Isa Al Khalifa (pour alléger, j'ai enlevé tous les noms des fonctions respectives). Ils ont convenu d'un cadre de discussions (protocole d'accord) dont des détails ont été diffusés hier soir, et dont tout le monde parle depuis quelques jours sur les plateaux télévisés.

L'autre pays coalisé dans la guerre n'est pas dans la boucle diplomatique, même si Donald Trump signale que Benyamin Netanyahou a été informé ensuite de la teneur de l'accord par un coup de fil personnel séparé (source TS). Il est traité comme le cousin de province dont l'insistance agace. Au même moment, Tsahal est passé au nord du Litani ! Rien ne les arrêtera, les autres sont du bétail. On dit que Trump leur a donné la libre pratique.

Israël va-t-il comprendre que son acharnement à vitrifier un glacis sécuritaire autour de lui n'est pas vendeur de la cause sioniste ? La diaspora juive américaine commence à renâcler sous la pression des groupes pro-palestiniens et juge que le projet colonial d'apartheid n'est plus sur la trajectoire de renaissance d'un pays sûr pour les juifs, et accepté de ses voisins donc inclusif. Mais la crainte de la guerre aérienne persane coagule un soutien important de la population israélite locale et fatigue toutes les autres communautés. Le ministre Ben-Gvir pointe du doigt maintenant les Arabes israéliens comme une cinquième colonne prête à trahir. On leur a défendu déjà de descendre aux abris en cas d'alerte aérienne. Sans doute bientôt seront-ils stigmatisés comme "squatters" à l'image des Philistins de Gaza, autres résidents bibliques ! A quand le croissant jaune ?

Il serait de bon ton, dans le cadre d'une future entrée à l'Institut, de jauger maintenant les mesures promises par l'accord américain de Pentecôte, mais la duplicité de tous les acteurs est telle qu'il serait vain de s'y fier. Notons quand même que trois contempteurs d'Israël étaient au téléphone de la conférence, le Turc, le Pakistanais, et le Séoudien qui revient de son abandon moral des bédouins de Palestine. On ne peut dire non plus que le maréchal égyptien soit très attentif aux intérêts de l'Etat hébreu qui n'en finit plus de lui causer des soucis au Sinaï. Le Koweit n'était pas là, ni le sultanat d'Oman, ni l'Irak, pourtant tous très concernés.
Quoi qu'il en soit, la junte de Téhéran détient en ses mains le détroit d'Ormuz, la survie de Doubaï, et les usines de dessalement d'eau de mer sur la côte arabe. Ça équivaut à une dissuasion nucléaire ! Les excités du cabinet israélien, pressés de ruiner l'Iran pour longtemps, en sont pour leurs frais. Trump est dans la nasse des complications et il entend la petite musique de l'opinion républicaine qui lui serine de s'être fait avoir par Bibi.


L'autre bombe du week-end (sourire) c'est le coming out de Gabriel Attal à Mur-de-Barrez (Carladès). Le journal Centre-Presse de Rodez a fait le reportage pour signaler une ferveur populaire non feinte tant à l'endroit d'un jeune politique ayant marqué des points dans le passé qu'à l'annonce de sa candidature offensive à la présidence. C'est par ici (clic).
Il faut dire qu'à côté du maire empoté du Havre qui a peur de son ombre et du canal Seine-Nord, le choix est vite fait, comme nous le montre le ralliement de certaines figures de la macronie et le départ de technorigides comme Mme Borne. Sa campagne ne fait que commencer, c'est un bon candidat avec beaucoup de répartie, mais la tectonique des plaques politiques jouera aussi son rôle. Les thématiques centrales de son programme sont, dit-il, l’école, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle. Ce qu'attendent les Français, ce n'est pas le catalogue Manufrance que feuillettent les journalistes en mal d'audience et de punchlines, mais une image convaincante du nouveau pouvoir dans l'esprit vrai de la constitution présidentielle de 1958, face aux défis monstrueux du pays. Gabriel Attal doit surplomber tout ça. Pas évident, dans le tumulte où toute faute de carre est montée en épingle par les adversaires.

Sur la même estrade médiatique, Raphaël Glucksmann signe un livre ! Faisant fi du désintérêt populaire pour l'essai politique, l'enfant du sérail bobo parisien intellectualise son approche des masses laborieuses qui l'ignorent, pour se rassurer peut-être du faible écho qu'il suscite. Surfer sur le succès d'une élection de liste qui n'intéresse pas l'opinion quand on n'imprime pas, conduit à minorer l'enthousiasme des premiers jours sur la Place de la République jusqu'à l'oubli. La coterie habituelle de la gauche bourgeoise peut se rallier si le parti officiel sort un mauvais candidat, ce qui est probable, mais elle ne suffira pas cette fois à réitérer la promotion fulgurante du yuppie de 2017. Glucksmann n'a pas la niaque. Il en restera un livre pour caler l'armoire.

Ce sera tout pour cette fois.
J'ai mon béret de marsouin à repasser pour le prochain Canon Français.
On chantera :
  • Dans le port de Sahigon
  • Il est une jonque chinoise
  • Mysté-rieuse et sournoise
  • Dont nul ne connaît le nom
  • Et le soir dans l'entrepont...
  • ¤¤¤¤¤¤ (clic)

ALSP !

17 mai 2026

Marianne et les nains

Bruno Retailleau m'a contacté. Enfin, j'ai reçu de sa main polycopié un questionnaire listant six de "mes" préoccupations en me demandant de les classer par ordre d'importance de 1 à 6. Puis quelques autres réponses imposées à cocher. Rien de déroutant, rien d'original, rien de nouveau. Le sénateur vendéen fait une étude de marché pour placer le plus adroitement possible le produit de sa campagne, dit autrement, le programme électoral le plus susceptible d'extraire des voix en nombre. On est là dans une démarche clairement démocratique qui consiste à mouler ses idées sur le facteur "chance de plaire".

Quand on entre en lices sur cette base pour présider le pays durant cinq ans en disposant de pouvoirs plus étendus que n'en avaient les rois de France, réputés profiteurs d'une monarchie absolue, on fait monter l'image d'un démagogue de caricature. Le pays n'a pas les moyens de s'abandonner à ses humeurs, il doit être gou.ver.né ! Et si M. Retailleau n'a pas envie d'entrer dans les arcanes du contrat social en tous ses recoins, qu'il se saisisse du domaine régalien et promette d'y mettre bon ordre à moyens constants. Car tout part de là !
Le pays est déboité de ses fondamentaux. Pour le reste, que le domaine public soit remis aux forces vives de la nation, en évitant les apparatchiks de la République, pour qu'elles mettent en ordre notre société, ce qui reviendra à décaper à l'acide sa bureaucratie.

Décentralisons verticalement et horizontalement, en mettant le peuple dans ce travail ! On y reviendra.

J'attendais que le champion de la droite territoriale assène un programme de redressement qui nous dévie de la catastrophe annoncée par M. Bayrou sur la Dette et les déficits partout. M. Bayrou a été chassé par les députés déstabilisés dans la prébende, mais le mur des réalités approche et nous allons nous y fracasser. Le candidat LR doit trouver en lui les mots de bon sens qui convaincront l'électeur que l'heure est grave. Au lieu de quoi, il demande à chacun ce qui lui ferait plaisir !!!

Je n'ai pas le souvenir de présidents de la Vè République qui soient venus quémander des idées au corps électoral, même si on se doute bien que les Français ont été sondés pour savoir ce qu'ils pensaient de tout ça. La démarche normale, loyale, est de dire ce qu'on va faire et ce qu'on ne va pas faire.
Et à Dieu vat !

On me dit dans l'oreillette qu'il a un programme sur son site (clic). Vous y retrouverez les titres habituels de la droite française. Des centaines de propositions détaillées nous confirment que le président veut s'occuper de tout, en intentions du moins, mais son travers besogneux annonce une implication méthodique dans le contingent.

La mère de toutes les réformes est la réduction de la dépense publique, ce que Macron avait refusé à Bruno Le Maire. Ce coulage à la soviétique de la richesse produite nous oblige à faire la course des nations dans des galoches trois fois trop grandes pour nos pieds. Essayez de chausser du 55 au prochain marathon de votre ville pour comprendre l'impossible défi.
Donc on doit dégraisser le mammouth pour désaturer l'économie générale du pays, et récompenser le succès, la créativité et l'innovation. C'est du Deng Xiaoping ! Ça a marché sur un peuple complètement anémié par le communisme sinisé, alors pourquoi pas chez nous ?

C'était aussi l'intention de départ de l'équipe de Donald Trump mais il a mis à découvert les catégories fragiles ou inadaptées, les vouant à une misère profonde pour respecter un principe d'économie sociale qu'il est incapable de mettre en action. Il faut donc garder l'oeil ouvert sur la situation réelle des gens d'en bas, sans le filtre des associations qui vivent sur la bête. Pas simple ! Mais une nation qui exclut certains des siens n'en est plus une bientôt. Brisons là et passons dans la cour des grands.

HS2 : la nation qui a inventé le chemin de fer est si abâtardie qu'elle ne sait plus faire. C'est l'histoire de la ligne à grande vitesse Londres-Birmingham vers Manchester, Sheffield et Leeds qui ne peut s'achever ni en temps ni en livres, faute de coordination dans son ingénierie. Le fond d'écran affiche cent milliards de livres sterling sans garantie d'achèvement - un second canal de Panama - et les autorités anglaises mettent le mouchoir sur le Brexit pour appeler des entreprises françaises qui finiront l'ouvrage presque normalement.

Ont pris les choses en main, Vinci, Bouygues, Eiffage, Systran (SNCF+RATP) ; et Alstom-Hitachi fournira les trains rapides. Comme quoi, quand le politique et les bureaux s'effacent, nous, nous savons encore faire ! Inutile que ces messieurs des plateaux politiques se rengorgent de ce succès, ils n'y sont strictement pour rien, ce qui explique tout. Mais il y a aussi une cour des très grands.

SpaceX prépare activement son introduction au Nasdaq de New-York cette semaine. Si l'excitation interplanétaire vous titille, c'est le moment de souscrire et rêver. Quelques chiffres : le groupe attend 1750 milliards de dollars de valorisation aux premiers jours et veut lever 80 milliards d'argent frais. La valorisation progressive du groupe est prévue jusqu'à 7500 milliards de dollars à mesure qu'avanceront ses projets intersidéraux (source Financial Times). Pour mémoire le Pib français est bloqué à +/-3000 Md$.
Aller sur mars convoquera la construction d'un réseau de data centers capable de fournir cent térawatts de puissance informatique. Les plus gros data centers terrestres produisent actuellement deux gigawatts (50000 fois moins : 1TW=1000GW).

Pour récompense à son génie managérial, Elon Musk bénéficierait d'un plan de rémunération de mille milliards par attribution d'actions préférentielles à mesure de l'accroissement de la valorisation du groupe par paliers de 500 milliards. Dit autrement, ici, nous avons décroché ! Nous allons débattre des franchises de l'assurance-maladie, du reste-à-charge et de la retraite par répartition infinançable par le travail produit avec réticence. Le candidat Retailleau, pour y revenir, n'a pas Le Plan. Il farfouille dans les mesurettes et les slogans, cherchant à plaire aux grenouilles de l'étang. Il n'imprime pas ! C'est ce que je lui ai écrit dans le petit espace prévu pour mon commentaire dans la circulaire que j'ai reçue. Bon, en attendant le reportage Steppique Hebdo sur Mars, montons au ciel.

Dans une semaine, nous commémorerons l'irruption de l'Esprit saint dans le Cénacle de Jérusalem, un certain 10 mai de l'an 30 de notre calendrier actuel. Cinq cents langues de feu se posèrent sur cinq cents têtes pour signifier la reprise en compte de notre destin par la puissance invisible, ouvrant le comput de la fin des temps jusqu'à l'achèvement du salut de l'humanité. L'Esprit les dota de toutes des langues de la création pour prêcher partout la Révélation. A voir l'état du monde, il y a urgence d'informer tout le monde avant la sixième extinction. Même si l'affaire est somme toute récente rapportée à la vie terrestre de l'espèce humaine (1996 ans seulement), il fallait bien que ça finisse un jour. Le combat des hégémons combiné à l'effondrement du paradigme climatique nous y précipite.

A combien de générations sommes-nous de la fin du monde ? Enfin, la planète survivra, elle, mais le vivant qui la peuple peut-être pas. Le message de la Pentecôte commence à se lire sur l'horizon de nos civilisations. Vous comprenez mieux pourquoi SpaceX veut établir une colonie d'un million d'homo sapiens sur Mars ? Ce n'est pas une lubie au prix vendu. Combien de fois plus cher que la Tour de Babel !

ALSP !

10 mai 2026

Présidentielle, c'est parti !

Dès l'annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon, l'affrontement tauromachique est promis, la presse file la métaphore de Charybde en Scylla entre peste et choléra. La France sous la coupe des extrémistes ! Quelle horreur, chère Médème !
Mais peut-on encore parler d'extrêmes quand leur réunion convoque la moitié du corps électoral à leur succès (sondage Toluna du 4 mai à 48%) ? Evidemment non. Ce ne sont pas des partis "extrêmes" mais des électeurs radicalisés et nombreux qui le plus souvent vomissent les partis politiques. Il faut dire que c'est très facile !

Le dynamitage d'une classe politique impuissante et dévirilisée ne peut être une surprise, à voir l'accumulation des calamités de toute sorte au terme d'un mandat de 45 ans (1981, l'an I de la dégringolade). Le dégagisme vaincra inexorablement en avril de l'an prochain sans qu'il ne nous assure pour autant d'aucune guérison. C'est la nation, la société qui est malade. Patiemment détruite pour son opposition à l'entropie européenne, la nation se désagrège tant par la veulerie imposée d'en haut que par la communautarisation imparable de la société due à l'injection massive d'étrangers en bas.

Plutôt que d'endiguer ces dérives néfastes à la perpétuation des Français tels qu'ils sont, les médicastres politiques et médiatiques ont profité de ces 45 ans pour arroser l'électorat, en suscitant même ses caprices, afin qu'il les laisse vivre sur la bête en établissant leur pouvoir, jusqu'à former une église laïque avec son évangile et ses curés, ce qui a aggravé l'émiettement. Mais ceci n'explique pas un rejet populaire aussi massif.

Fondamentalement, la marée montante des partis radicaux est causée par le même déni, celui du détournement du principe constitutionnel de souveraineté du peuple. Les élites ne l'écoutent pas, elles l'éduquent à leur profit et s'en méfient tellement qu'elles truquent par tous moyens son expression dans les scrutins. Le scandale du référendum de 2005 aurait dû provoquer une insurrection, il n'en fut rien, le coq était chapon.

Le peuple instinctif doit être canalisé dans l'expression de ses attentes et doit penser droit afin que la partition démocratique soit jouée jusqu'à la fin et que la Casta perdure et s'engraisse. Ainsi furent concoctés des modes de scrutin complexes, absolument impossibles à expliquer à qui n'est pas français. Normalement les votes devraient être reçus comme ils viennent et les élus chargés de former entre eux le gouvernement central du pays. S'ils n'y parviennent pas, cela n'est pas dû aux électeurs foutraques mais à l'incapacité des élus à surmonter leurs différences au bénéfice de l'intérêt général. Autant dire que dans une impossible coalition d'idées, le scrutin visé s'est trompé de candidats et qu'il faudrait le refaire en excluant tous les sortants sans exception et sans limite dans le temps, à vie, quoi !

Appliquer les revendications du peuple est aussi le meilleur moyen pour qu'il juge ses propres exagérations et soit dessillé d'illusions construites par les planteurs de coton de la République. La maturité politique n'est atteignable que par l'expérience des choix par celui qui choisit. Au lieu de quoi la classe politique déresponsabilise l'électeur, surtout à gauche. La démonstration en vraie grandeur de la démocratie en action est faite aux Etats-Unis d'Amérique où chacun touche du doigt maintenant les effets désastreux du populisme orange qui a conduit au sabotage de la protection sociale et à l'inflation des prix par un réarmement douanier. S'y ajoute la découverte de la lâcheté de beaucoup de parlementaires qui va renforcer l'antiparlementarisme de souche signalé par une forte abstention chronique. La prébende à vie reste leur objectif indépassable, on le savait, la preuve en est faite. Comme chez nous !
Le constat d'affliction qui va suivre déplorera la relégation des sciences fondamentales, à l'exclusion de l'intelligence artificielle, puis la fracturation ethnique de la société que les lois contre la ségrégation raciale avaient eu tant de mal à réduire. Revenons chez nous.

Verra-t-on un duel de second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon ?

C'est plus que probable par défaut. La concurrence n'est pas au niveau de l'enjeu mais il faut comprendre déjà que la social-démocratie qui sous-tend toutes les actions des partis proclamés de gouvernement de droite comme de gauche, expire. Le phénomène est européen, jusqu'au Royaume Uni où le pire des systèmes à l'exclusion de tous autres voit venir vers le 1O Downing Street un Mussolini de cirque. Ça ne marche qu'avec une redistribution copieuse, or les caisses sont vides et les pays européens - même l'Allemagne - empruntent pour se réarmer, le canon entrant en concurrence avec le retraité improductif. C'est ce qui explique la gazéification du parti socialiste français : il n'y a plus de harengs à jeter du balcon !

Edouard Philippe est un pleutre avéré qui va perdre en substance à mesure du déroulement de la campagne électorale.
Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal sont juifs dans une période où ce marqueur est assez dévalorisé. Le premier n'a pas d'épaisseur ; le second, très intelligent, est quand même un bébé Macron dont les gens ne veulent plus, et il a des mœurs minoritaires qui peuvent le plomber.
Bruno Retailleau n'imprime pas, et il n'y peut rien !
Reste à venir Boris Vallaud qui a du nerf mais qui est plombé par son appartenance au système ancien, on verra.
Hors les murs de la Casta, Jean-Luc Mélenchon est le "candidat de métier" de la-gauche-dans-ses-bottes ! Il n'y a pas photo.

Sa carrure de tribun intarissable correspond bien à l'exercice démagogique d'une campagne électorale brutale et populiste. Cultivé, jamais pris au dépourvu, incendiaire parfois, il peut faire mal à son adversaire et…… vaincre ! Ce serait quoi la suite ? Nul ne le sait dès lors que les promesses de campagne n'engagent que ceux qui les entendent. Déroute économique quasi sure si le programme archaïque est appliqué. Banqueroute déclarée à Bruxelles, tutelle du FMI, on peut dérouler le fil. Le Venezuela pour finir ! Rions !

Si Jordan Bardella l'emportait - j'ai quand même un gros doute parce qu'il lèvera au second tour un "mur républicain" fait de tout ce qui n'est pas lui et d'abstentionnistes inquiets pour cette fois - s'il l'emportait donc, l'aventure déboucherait sur la même déroute qu'avec JL Mélenchon, à moins qu'il n'ait le réflexe de "mélonisation" comme on appelle aujourd'hui le pragmatisme. Le motif de ce revirement pourrait être la découverte de la ruine des finances publiques et l'arrêt des prises en pension des bons du Trésor par les émirs du Golfe qui auront d'autres chats à fouetter. Bien expliqué au peuple, ça peut passer.

Sous les ordres du starter, les autres sont déjà hors course, et nous ne les citerons pas pour ne fâcher personne. Sinon quoi ?


Ici sur le 49ème parallèle, les lézards sont tous sortis. Je les compte. La goutte froide de la météo les a un peu surpris, aussi n'ont-ils pas fini de parcourir tout leur appartement - on ne peut parler de territoire pour un lézard - qu'il a fallu déjà rentrer au chaud. Les petits ne sont toujours pas sortis.
C'est une espèce stupide qui se noie facilement et se laisse écraser dans la feuillure des portes sans crier. Aussi les craindrai-je moins quand Mars attaquera. Avez-vous remarqué que le lézard adulte se cache dans son immobilité et vous suit du regard en mesurant constamment votre distance. Le lézard enfant est moins farouche parce qu'il ne sait rien de la cruauté de la vie et détale trop tard.

Le monde des butineuses s'est reconstitué. Aucun changement. J'ai tué quelques reines de frelons - à la raquette électrique c'est létal - peut-être cela les a-t-il aidées. Par contre les passereaux sont très rares, à moins qu'ils ne couvent au nid ; aussi je laisse encore monter les haies.

ALSP !