Miss France 2025 a été confrontée à la bien-pensance au détour d'un entretien qu'elle accordait à Sud Radio au journaliste gras du bide Ganzmann. A brûle-pourpoint il lui demande si elle est "Charlie" ? Elle botte en touche la question en poupées russes, suivant en celà les consignes de la société Miss-France qui conseille de ne pas entrer dans l'actualité. Ça déplaît beaucoup dans le landerneau médiatique qui marche comme un seul homme entre les lices de l'Audimat. Bien sûr qu'il faut être Charlie, transgenre, végan, pro-choix et contre le mâle blanc patriarcal quand on n'a pas assez de neurones pour réfléchir par soi-même.
Si les lois de la République ne condamnent pas le blasphème en soi, elles n'y incitent pas non plus !
Mais il y a plus intéressant et sur le blasphème, on peut relire cet article de RA (clic).
Le fils Trump est allé mettre le bins à Nuuk. Il s'est fait prendre en photo avec des clodos qui attendaient la soupe populaire pour signifier au monde ébloui que les Groenlandais réclamaient leur rattachement aux Etats-Unis d'Amérique. Comme les Canadiens bientôt et les Panaméens ! Blague à part, c'est relativement facile pour le gang Trump & Musk de s'acheter le Groenland. Il y a 57000 habitants du berceau à la tombe, multiplié par cent mille dollars au soleil, ça ne fait que cinq milliards sept-cents millions de dollars américains à débourser pour faire voter à 100% oui au référendum de rattachement qu'exigeront les mecs qui pèlent de froid. Sûr que Zig et Puce enfoncent Poutine dans sa psyché barbare de démolisseur !
L'autre truc n'a rien à voir non plus. Le deuxième cyclone arrive sur l'archipel de Mayotte. La théorie des ministres déterminés a depuis longtemps quitté l'île ravagée en proposant une loi spéciale et en garantissant que les bidonvilles ne seraient pas tolérés. Il a manqué un entartage ! Les bidonvilles sont déjà reconstruits. C'est dans la nature même d'un bidonville que sa génération spontanée en une nuit et deux jours, quand tu n'as nulle part où aller dormir.
Le dernier truc, c'est la cagade Doualemn. Le technicien de surface de Montpellier, Boualem Naman, expulsé de France vers Alger sans autre motif sérieux qu'une vindicte à l'endroit d'opposants algériens, a été renvoyé par l'Algérie qui n'accueille pas ses propres déchets. Depuis 50 ans, elle les recycle en France en favorisant les visas. Justice et Intérieur sont aux cent coups comme le Quai d'Orsay, mais que reproche-t-on au fond aux autorités algériennes ? N'importe quoi qui fasse le buzz au bénéfice des trois pitres du cabinet Bayrou qui ne passent pas un jour sans parler à une caméra. Tiens, tiens, la Turquie exige que la France récupère ses dijhadistes de l'Etat islamique en cage dans des camps de Syrie. La France refuse à des motifs filandreux qui voilent mal la sainte trouille présidant le Conseil du mercredi à l'Elysée. Que reproche-t-on à l'Algérie déjà ? Euh... non, c'était juste une pique.
Rien d'autre ? Si ! les Mexicains ont envoyé des pompiers en Californie : rien que pour faire ch... Donald Trump !
On ne se quittera pas sans parler des héros. Car nous avons des héros, de vrais héros. Guirec Soudée plonge au large du Cap Horn pour dérouler son génois de 200m² qui s'est pris dans la quille de Freelance.com sur rupture de drisse. Je ne sais si vous voyez ce que représente la manœuvre en solitaire sur un bateau de 18 mètres à la dérive, avec le risque de le voir partir doucement en vous laissant là. Impensable de plonger avec une ligne de vie qui pourrait se bloquer sous la coque et vous noierait à coup sûr. Louis Burton déchire son bordé et le pont arrière sur un coup de vent plus traitre que les autres. Il répare en suturant littéralement les fissures. Il va rentrer comme ça. Violette Dorange récupère sa trinquette dont le hook a cassé sous 40 nœuds de vent en rafales. Elle navigue sous grand voile. Il y a des exploits chaque jour. Bref, tous se dépassent et ils sont le plus souvent Français. L'Assemblée nationale devrait les inviter à la fin de cette grande course, au moins pour mesurer l'écart entre les marins et les hommes, et avoir honte un peu ! Le Vendée Globe c'est par ici (clic).
ALSP !
12 janvier 2025
07 janvier 2025
Un menhir est tombé
Jean-Marie Le Pen est mort. A Garches. Aujourd'hui. Il sera enterré à la Trinité-sur-Mer dans le caveau familial. La famille n'a pas encore communiqué l'heure et le jour des obsèques. L'Elysée s'est fendu d'un communiqué louangeur. Toute la journée, les chaînes d'information en continu ont fait leurs choux gras des nécros qu'elles avaient préparées, le sachant au plus mal. Plus personne ne peut méconnaître ce soir la vie et l'influence du défunt, et les manifestations spontanées de joies de la part des antifachistes en peau de lapin signent le destin hors du commun de ce tribun redouté. A la mort de Jean-Luc Mélenchon, les rues resteront vides.
Il faut avoir vécu dans la mouvance de l'Algérie française de l'époque pour comprendre le fond d'écran du personnage, car s'en est un dès le début. Président de la Corpo de droit d'Assas qui battait l'estrade avec des mots qui touchent et des mains qui frappent, il mesura sa force d'entraînement et se vit un destin politique. Sans doute pas national au début mais l'appétit vient en mangeant. Après les séquences "parachutiste" et "parlementaire" qui le forment et le déforment au contact ou par l'exemple de soldats de la droite dure, celle de Salan, de Chateau-Jobert, d'Argoud, de Saint-Marc, de Sergent, ceux qui posaient les burnes sur la table, on ne peut les citer tous. Si je puis me permettre en aparté, les obsessions anti-communistes des chefs de l'OAS se sont incarnées dans les forfaitures répétées des pouvoirs algériens successifs jusqu'à transformer leur gouvernement d'éternels mendiants en ennemi juré de la France. On ne va pas refaire l'histoire sur un coin de guéridon mais eut-elle survécu, l'Algérie encore française ne serait pas aujourd'hui ce radeau de la Méduse !
Excellent tribun, débatteur rapide, intelligent, Jean-Marie Le Pen n'a eu aucun mal à créer un parti que lui offraient à 44 ans des figures d'extrême droite vaincues par le gaullisme fossoyeur de l'Empire. Il restera tout au long de sa carrière le président de la corpo d'Assas, très à l'aise sur l'estrade, n'ayant finalement que peu d'appétences pour le cambouis du vrai pouvoir. Il torpillera toute dérive accommodante lui promettant de s'ancrer politiquement sur un territoire à partir duquel il dirigerait une reconquista.
C'est la raison du départ de Bruno Mégret (X-Ponts) qui avait compris que le refus à l'obstacle était irrémédiable. On sait la suite, Marie-Caroline, Marine, Marion Maréchal. La rampe de lancement a fonctionné en sortant du cénacle des anciens combattants, ce qui signale aux thésards que le terreau était fertile. Jordan Bardella est l'exemple-type. Treize millions de voix au second tour de la présidentielle de 2022.
Que restera-t-il de Jean-Marie Le Pen ? Sa prescience !
A lundi prochain.
Il faut avoir vécu dans la mouvance de l'Algérie française de l'époque pour comprendre le fond d'écran du personnage, car s'en est un dès le début. Président de la Corpo de droit d'Assas qui battait l'estrade avec des mots qui touchent et des mains qui frappent, il mesura sa force d'entraînement et se vit un destin politique. Sans doute pas national au début mais l'appétit vient en mangeant. Après les séquences "parachutiste" et "parlementaire" qui le forment et le déforment au contact ou par l'exemple de soldats de la droite dure, celle de Salan, de Chateau-Jobert, d'Argoud, de Saint-Marc, de Sergent, ceux qui posaient les burnes sur la table, on ne peut les citer tous. Si je puis me permettre en aparté, les obsessions anti-communistes des chefs de l'OAS se sont incarnées dans les forfaitures répétées des pouvoirs algériens successifs jusqu'à transformer leur gouvernement d'éternels mendiants en ennemi juré de la France. On ne va pas refaire l'histoire sur un coin de guéridon mais eut-elle survécu, l'Algérie encore française ne serait pas aujourd'hui ce radeau de la Méduse !
Excellent tribun, débatteur rapide, intelligent, Jean-Marie Le Pen n'a eu aucun mal à créer un parti que lui offraient à 44 ans des figures d'extrême droite vaincues par le gaullisme fossoyeur de l'Empire. Il restera tout au long de sa carrière le président de la corpo d'Assas, très à l'aise sur l'estrade, n'ayant finalement que peu d'appétences pour le cambouis du vrai pouvoir. Il torpillera toute dérive accommodante lui promettant de s'ancrer politiquement sur un territoire à partir duquel il dirigerait une reconquista.
C'est la raison du départ de Bruno Mégret (X-Ponts) qui avait compris que le refus à l'obstacle était irrémédiable. On sait la suite, Marie-Caroline, Marine, Marion Maréchal. La rampe de lancement a fonctionné en sortant du cénacle des anciens combattants, ce qui signale aux thésards que le terreau était fertile. Jordan Bardella est l'exemple-type. Treize millions de voix au second tour de la présidentielle de 2022.
Que restera-t-il de Jean-Marie Le Pen ? Sa prescience !
A lundi prochain.
05 janvier 2025
Premier ronchonnement
J'aurais aimé que le premier article de Steppique Hebdo pour l'an neuf soit teinté d'enthousiasme et que les auspices soient favorables à mon pays. Mais les corneilles de la falaise tournent toujours au-dessus du nid de pies de mon jardin, hostilité instinctive que rien n'atténuera jamais. Le monde est un chaos, par la faute des empires revenus qui cherchent une revanche à deux siècles de progrès occidental. Ça leur est insupportable. Toute entrave au fonctionnement d'une mondialisation raisonnable est positive dans la trajectoire d'un impossible destin impérial. Nous tuer est un suicide pour eux. L'intelligence, la créativité, le goût d'apprendre, la tentation de s'enrichir par sa propre valeur ajoutée, la liberté intrinsèque à l'espèce humaine sont étrangers au paradigme totalitaire qui encaserne les idées et jusqu'aux émotions. Plutôt que de parler de la Russie moribonde et de la Chine imprudente dans son hubris hégémonique, le parallèle est à faire aujourd'hui entre deux puissances moyennes régionales que nous, Français, connaissons bien. Le Maroc et l'Algérie.
Le lien a été donné par l'actualité malheureuse de l'arrestation de l'écrivain Boualem Sansal en Algérie. Que lui reproche le pouvoir algérien ? De propager l'idée que les terres d'Oranie étaient historiquement marocaines ; et que c'est le colonisateur français qui en a détaché de grands lambeaux au bénéfice du département français contigu au royaume chérifien. C'est un fait avéré. La question de la frontière devait être débattue entres "frères" après le retrait français. Il n'en fut jamais plus question du côté d'Alger et la frontière fut périodiquement fermée à chaque crise d'urticaire algérienne. Mais les pays sont toujours là, qui se comparent.
D'un côté, une junte civile issue des cadres de l'armée de libération de l'extérieur qui a capté tous les leviers de pouvoir, la rente pétrolière et les quotas d'importation, une famille par chapitre de la nomenclature douanière. Ce pouvoir légitimé par des fabrications historiques est complètement gelé. Soixante-deux ans après l'indépendance complète, les autorités algériennes continuent à faire porter le chapeau de leur légendaire incurie et de leurs nombreux dysfonctionnements à l'ancienne puissance coloniale, bien que celle-ci ait par tous les moyens essayé de favoriser ses anciens départements d'Afrique du nord. En 1960, le challenge économique du Plan pour l'Algérie était d'entrer en concurrence avec l'Espagne de Franco ; d'où le plan de Constantine etc.
De l'autre, vers l'océan, une monarchie gouvernée au bon sens qui ne s'en laisse pas compter mais qui d'abord agit plus qu'elle ne parle.
Mohammed VI n'est pas Louis XV mais il a appris de son père à laisser gouverner le Makhzen à la manière des intendants de l'ancienne France. Pour les primo-accédants au blog Steppique Hebdo, c'est l'organisation administrative installée par les Saâdiens au XVIe siècle. Ils établirent partout des «makhzen», des magasins de stockage de céréales pour assurer le ravitaillement des populations en période de sécheresse ou de disette. Le terme devint par dérivation synonyme de « pouvoir central » organisé et répondant aux besoins des populations non seulement alimentaires, mais aussi aux impératifs de sécurité, d'ordre et de quiétude. Le mot « makhzen » est inscrit dans la mémoire collective marocaine. Il est souvent utilisé, spontanément, pour évoquer les notions d'Etat, d'administration et en général l'action publique, dans toutes ses déclinaisons. De la sécurité des personnes et des biens jusqu'à la protection des frontières du pays en passant par l'application des lois et règlements. C'est l'exercice de l'autorité par le gouvernement central, ainsi que les missions de l'ensemble de l'administration, autant décentralisée que déconcentrée. (©journal Le360 2022).
Le roi et ses ministres desserrent progressivement l'étau islamique, encouragent l'investissement par une stabilité politique réelle et développent le pays sur capitaux étrangers et nationaux. Les projets actés sont nombreux qui font pâlir le voisin bloqué dans ses obsessions post-coloniales. Des entreprises françaises y prospèrent déjà comme Renault à Tanger-Med, Engie à Dakhla (ex-Sahara occidental), et la dernière visite du président Macron au roi a rapporté dix milliards d'euros de projets dont le TGV Tanger-Marrakech et peut-être une ligne haute tension de 1400 km de Casablanca à Dakhla.
Le Sahara espagnol est bien mieux logé dans le royaume chérifien que dans la République hystérique d'Algérie (les Sahraouis réfugiés à Tindouf sont les dindons de la farce démocratique). L'ONU, et de Berlin à Washington, tous les pays qui comptent et qui comptent en conviennent.
Même si tout n'est pas rose, les partenaires du Maroc ont bon espoir que le royaume s'en sorte et implémente son ambition de pôle économique dominant l'ancienne AOF, alors qu'il y a peu d'espoirs pour l'Algérie. Pendue à la monoculture pétrolière, fermée aux influences étrangères et séquestrée par les imams, elle ne se développe pas dans les autres compartiments économiques et n'exporte quasiment rien sauf des bras. On voit bien que son influence est nulle en zone sahélo-saharienne dont elle a le plus grand territoire, Alger se limitant à surveiller la tache d'huile de la peste islamiste sur ses confins pétroliers.
Face à face, deux nations jadis imbriquées, l'une aujourd'hui bénéficie d'un Etat proactif qui a son projet national d'enrichissement général par la libération des initiatives et la sûreté des investissements ; l'autre est confinée dans les remugles d'une revanche périmée qui n'intéresse qu'elle, et dont la jeunesse n'a pour unique slogan que celui de "partir".
Entretemps, nous avons quitté le Sahel, en bon ordre, sous la pression transmise aux juntes militaires par les services russes opérant à la vue et à la barbe du renseignement français. Ce n'est pas glorieux mais au moins nous n'avons pas eu à tirer sur une foule chauffée à blanc qui aurait menacé nos soldats. Qui le déplore ? Quelques nostalgiques du temps béni des colonies (béni à raison quand on voit les temps actuels).
Le Sahel entre dans la nuit de l'histoire et ce n'est pas la faute de ses peuples mais bien celle des ses dirigeants avides de richesses facilement captables. Jusqu'ici, le monde s'intéressait au Sahel parce que la France intéressait le monde au Sahel. Elle avait même convoqué d'autres pays à l'aider dans la pacification de cet immense territoire et ils étaient venus en confiance dans le cadre plus général du nécessaire développement d'un quart-monde accueillant. La Russie qui ne prospère que sur le chaos chez autrui, a détruit le projet en utilisant l'outil corruptif le plus classique et les communications populaires modernes pour le bourrage de crâne. Qu'elle nous montre désormais ce qu'elle sait faire.
Avec la rupture des relations entre la France et les juntes, les lumières du Sahel se sont éteintes sur la mappemonde. Il peut leur arriver désormais n'importe quoi, il n'y aura pas de réactions de l'opinion internationale, sauf celles de doctorants spécialisés, mais les gens s'en désintéressent déjà. Le Sahel a basculé dans le camp de l'indifférence dans lequel souffrent les provinces orientales du Congo belge ou les Karen de Birmanie. La seule conséquence de cette extinction médiatique sera une hausse de la pression migratoire, car la vie pas facile déjà va y devenir trop dure et dangereuse pour les braves gens. Leur viendrait-il à l'idée de partir en Russie via le nouveau quai russe de Tobrouk ? Même pas !
ALSP !
Le lien a été donné par l'actualité malheureuse de l'arrestation de l'écrivain Boualem Sansal en Algérie. Que lui reproche le pouvoir algérien ? De propager l'idée que les terres d'Oranie étaient historiquement marocaines ; et que c'est le colonisateur français qui en a détaché de grands lambeaux au bénéfice du département français contigu au royaume chérifien. C'est un fait avéré. La question de la frontière devait être débattue entres "frères" après le retrait français. Il n'en fut jamais plus question du côté d'Alger et la frontière fut périodiquement fermée à chaque crise d'urticaire algérienne. Mais les pays sont toujours là, qui se comparent.
D'un côté, une junte civile issue des cadres de l'armée de libération de l'extérieur qui a capté tous les leviers de pouvoir, la rente pétrolière et les quotas d'importation, une famille par chapitre de la nomenclature douanière. Ce pouvoir légitimé par des fabrications historiques est complètement gelé. Soixante-deux ans après l'indépendance complète, les autorités algériennes continuent à faire porter le chapeau de leur légendaire incurie et de leurs nombreux dysfonctionnements à l'ancienne puissance coloniale, bien que celle-ci ait par tous les moyens essayé de favoriser ses anciens départements d'Afrique du nord. En 1960, le challenge économique du Plan pour l'Algérie était d'entrer en concurrence avec l'Espagne de Franco ; d'où le plan de Constantine etc.
De l'autre, vers l'océan, une monarchie gouvernée au bon sens qui ne s'en laisse pas compter mais qui d'abord agit plus qu'elle ne parle.
Mohammed VI n'est pas Louis XV mais il a appris de son père à laisser gouverner le Makhzen à la manière des intendants de l'ancienne France. Pour les primo-accédants au blog Steppique Hebdo, c'est l'organisation administrative installée par les Saâdiens au XVIe siècle. Ils établirent partout des «makhzen», des magasins de stockage de céréales pour assurer le ravitaillement des populations en période de sécheresse ou de disette. Le terme devint par dérivation synonyme de « pouvoir central » organisé et répondant aux besoins des populations non seulement alimentaires, mais aussi aux impératifs de sécurité, d'ordre et de quiétude. Le mot « makhzen » est inscrit dans la mémoire collective marocaine. Il est souvent utilisé, spontanément, pour évoquer les notions d'Etat, d'administration et en général l'action publique, dans toutes ses déclinaisons. De la sécurité des personnes et des biens jusqu'à la protection des frontières du pays en passant par l'application des lois et règlements. C'est l'exercice de l'autorité par le gouvernement central, ainsi que les missions de l'ensemble de l'administration, autant décentralisée que déconcentrée. (©journal Le360 2022).
Le roi et ses ministres desserrent progressivement l'étau islamique, encouragent l'investissement par une stabilité politique réelle et développent le pays sur capitaux étrangers et nationaux. Les projets actés sont nombreux qui font pâlir le voisin bloqué dans ses obsessions post-coloniales. Des entreprises françaises y prospèrent déjà comme Renault à Tanger-Med, Engie à Dakhla (ex-Sahara occidental), et la dernière visite du président Macron au roi a rapporté dix milliards d'euros de projets dont le TGV Tanger-Marrakech et peut-être une ligne haute tension de 1400 km de Casablanca à Dakhla.
Le Sahara espagnol est bien mieux logé dans le royaume chérifien que dans la République hystérique d'Algérie (les Sahraouis réfugiés à Tindouf sont les dindons de la farce démocratique). L'ONU, et de Berlin à Washington, tous les pays qui comptent et qui comptent en conviennent.
Même si tout n'est pas rose, les partenaires du Maroc ont bon espoir que le royaume s'en sorte et implémente son ambition de pôle économique dominant l'ancienne AOF, alors qu'il y a peu d'espoirs pour l'Algérie. Pendue à la monoculture pétrolière, fermée aux influences étrangères et séquestrée par les imams, elle ne se développe pas dans les autres compartiments économiques et n'exporte quasiment rien sauf des bras. On voit bien que son influence est nulle en zone sahélo-saharienne dont elle a le plus grand territoire, Alger se limitant à surveiller la tache d'huile de la peste islamiste sur ses confins pétroliers.
Face à face, deux nations jadis imbriquées, l'une aujourd'hui bénéficie d'un Etat proactif qui a son projet national d'enrichissement général par la libération des initiatives et la sûreté des investissements ; l'autre est confinée dans les remugles d'une revanche périmée qui n'intéresse qu'elle, et dont la jeunesse n'a pour unique slogan que celui de "partir".
Entretemps, nous avons quitté le Sahel, en bon ordre, sous la pression transmise aux juntes militaires par les services russes opérant à la vue et à la barbe du renseignement français. Ce n'est pas glorieux mais au moins nous n'avons pas eu à tirer sur une foule chauffée à blanc qui aurait menacé nos soldats. Qui le déplore ? Quelques nostalgiques du temps béni des colonies (béni à raison quand on voit les temps actuels).
Le Sahel entre dans la nuit de l'histoire et ce n'est pas la faute de ses peuples mais bien celle des ses dirigeants avides de richesses facilement captables. Jusqu'ici, le monde s'intéressait au Sahel parce que la France intéressait le monde au Sahel. Elle avait même convoqué d'autres pays à l'aider dans la pacification de cet immense territoire et ils étaient venus en confiance dans le cadre plus général du nécessaire développement d'un quart-monde accueillant. La Russie qui ne prospère que sur le chaos chez autrui, a détruit le projet en utilisant l'outil corruptif le plus classique et les communications populaires modernes pour le bourrage de crâne. Qu'elle nous montre désormais ce qu'elle sait faire.
Avec la rupture des relations entre la France et les juntes, les lumières du Sahel se sont éteintes sur la mappemonde. Il peut leur arriver désormais n'importe quoi, il n'y aura pas de réactions de l'opinion internationale, sauf celles de doctorants spécialisés, mais les gens s'en désintéressent déjà. Le Sahel a basculé dans le camp de l'indifférence dans lequel souffrent les provinces orientales du Congo belge ou les Karen de Birmanie. La seule conséquence de cette extinction médiatique sera une hausse de la pression migratoire, car la vie pas facile déjà va y devenir trop dure et dangereuse pour les braves gens. Leur viendrait-il à l'idée de partir en Russie via le nouveau quai russe de Tobrouk ? Même pas !
ALSP !
01 janvier 2025
Meilleure année !
Meilleure année aux gens de bien et paix sur la terre à ceux qui les servent.
S'ouvre sous nos pieds le mois de tous les dangers. La guerre d'Ukraine va-t-elle enfin cesser dans les lices du droit international, sinon la raison du plus fort va-t-elle l'emporter une fois encore ? Tout le monde sans exclusive attend Donald Trump sur la question russe mais les supputations diverses et contradictoires ne dévoilent pas avec quels gants il tirera les marrons du feu. Le plus probable est qu'il posera à Poutine des conditions que celui-ci refusera - Lavrov a déjà dit non à tout - auquel cas, vexé comme un pou, le condottiere au chien de prairie mort sur la tête redoublera les fournitures létales à Kiev pour bien emmerder le Kremlin et il serrera la vis des sanctions pour définitivement ruiner la Russie qui n'aura d'autre porte de sortie que la sollicitation d'un siège permanent à l'organisation de l'Union Africaine et l'abonnement au Programme alimentaire mondial.
Mais il est aussi des opportunités moins graves de couler ce qui nous reste de gloire, par la destitution du cabinet Bayrou dans quinze jours et celle pouvant s'en suivre du président Macron. Son allocution de bonne année était vide de sens sinon à contre sens, les deux acquis dont il se réclame ayant ce matin disparu. Le chômage remonte vite et la réindustrialisation sitôt lancée affronte les lois américaines d'investissements qui la brident. Les plans sociaux s'accumulent. Au prochain désordre de notre gouvernance, les agences qui nous surveillent comme le lait sur le feu, sonneront l'alarme et la prise en pension des bons du Trésor français fera la culbute avant notre éjection de la zone euro. Tout malheur sera dès lors possible. Bonne année !
À douze heures de vol d'ici (en passant par la route arctique) l'empereur de Chine nous a prévenu que nul ne pouvait plus s'opposer à la réunification de la RPC et de la ROC. L'escadre chinoise a dépassé en tonnage la VIIè Flotte américaine. L'intention de faire masse pour décourager toute interdiction étrangère dans le détroit de Formose est explicite. Il ne reste à l'amirauté chinoise qu'à former ses unités au combat d'escadre - ce qui va prendre du temps pour atteindre les capitaines de vaisseaux - et le Parti communiste sera prêt à conquérir l'île de Taïwan. Pour en faire quoi ? Pour en faire le balcon chinois sur l'Océan pacifique dont la Chine est barrée par le chapelet stratégique des îles nippones. Mais ce n'est pas pour l'année 2025.
2024 a mis en évidence nos outremers. Pour de mauvaises raisons ! Après la mise en tension des tribus de la Nouvelle Calédonie par l'Azerbaïdjan (et d'autres sans doute) la grande terre est ruinée et convoque pour sa reconstruction économique des milliards que nous n'avons pas.
Aux Antilles, le refus d'imbrication des îles françaises dans l'économie de la sous-région a fini par renchérir le prix des denrées et des carburants dans des proportions hors d'atteinte des gens du commun. Au lieu de libérer l'économie des Antilles françaises du joug franco-européen, l'Etat a organisé une répression légitime des désordres sans changer le paradigme en défaut. Donc ça repartira en vrille incessamment sous peu.
La catastrophe naturelle subie par l'île de Mayotte dans le canal de Mozambique nous a montré sans qu'il soit besoin d'enquêter plus avant, que la métropole et son relais sur zone, la Réunion, sont incapables de secourir nos "compatriotes". La bordélisation assumée de l'île empêchant tout secours dans l'urgence n'est pas affrontée sérieusement, pas plus que la mise à jour de la logistique aérienne et navale. La piste est trop courte pour les gros porteurs engagés ; les quais de Longoni freinent le déchargement des grandes unités. A l'évidence, seule une coopération étroite avec la république voisine des Comores permettrait de résoudre les difficultés insurmontables dans un développement conjoint du grand archipel bridant l'émigration, mais nous sommes sans un et surtout sans idée.
L'heure est venu, mais pour qui, de repenser complètement nos outremers, et ce, pour leur propre bien, pour leur propre avenir. La vieille maman métropole n'assure plus ! Et ne parlons même pas de défendre les possessions françaises de l'Océan pacifique !
L'année 2025 nous promet déjà de forts désagréments et la seule parade est sans doute de resserrer les liens familiaux et de voisinage afin de pouvoir faire le dos rond en attendant le Vercingétorix nouveau.
Meilleure année possible à tous les lecteurs de ce blogue, aux yuppies qui s'en fichent, aux vieux rois décatis, aux jeunes reines qui les trompent, aux princes nus et aux manants sous le faix, et à l'immense cohorte des assidus de leurs propres obsessions, nous sommes heureusement mortels. Tout finit toujours par s'arranger, même mal !
Bonne année 2025 !
À lundi !
S'ouvre sous nos pieds le mois de tous les dangers. La guerre d'Ukraine va-t-elle enfin cesser dans les lices du droit international, sinon la raison du plus fort va-t-elle l'emporter une fois encore ? Tout le monde sans exclusive attend Donald Trump sur la question russe mais les supputations diverses et contradictoires ne dévoilent pas avec quels gants il tirera les marrons du feu. Le plus probable est qu'il posera à Poutine des conditions que celui-ci refusera - Lavrov a déjà dit non à tout - auquel cas, vexé comme un pou, le condottiere au chien de prairie mort sur la tête redoublera les fournitures létales à Kiev pour bien emmerder le Kremlin et il serrera la vis des sanctions pour définitivement ruiner la Russie qui n'aura d'autre porte de sortie que la sollicitation d'un siège permanent à l'organisation de l'Union Africaine et l'abonnement au Programme alimentaire mondial.
Mais il est aussi des opportunités moins graves de couler ce qui nous reste de gloire, par la destitution du cabinet Bayrou dans quinze jours et celle pouvant s'en suivre du président Macron. Son allocution de bonne année était vide de sens sinon à contre sens, les deux acquis dont il se réclame ayant ce matin disparu. Le chômage remonte vite et la réindustrialisation sitôt lancée affronte les lois américaines d'investissements qui la brident. Les plans sociaux s'accumulent. Au prochain désordre de notre gouvernance, les agences qui nous surveillent comme le lait sur le feu, sonneront l'alarme et la prise en pension des bons du Trésor français fera la culbute avant notre éjection de la zone euro. Tout malheur sera dès lors possible. Bonne année !
À douze heures de vol d'ici (en passant par la route arctique) l'empereur de Chine nous a prévenu que nul ne pouvait plus s'opposer à la réunification de la RPC et de la ROC. L'escadre chinoise a dépassé en tonnage la VIIè Flotte américaine. L'intention de faire masse pour décourager toute interdiction étrangère dans le détroit de Formose est explicite. Il ne reste à l'amirauté chinoise qu'à former ses unités au combat d'escadre - ce qui va prendre du temps pour atteindre les capitaines de vaisseaux - et le Parti communiste sera prêt à conquérir l'île de Taïwan. Pour en faire quoi ? Pour en faire le balcon chinois sur l'Océan pacifique dont la Chine est barrée par le chapelet stratégique des îles nippones. Mais ce n'est pas pour l'année 2025.
2024 a mis en évidence nos outremers. Pour de mauvaises raisons ! Après la mise en tension des tribus de la Nouvelle Calédonie par l'Azerbaïdjan (et d'autres sans doute) la grande terre est ruinée et convoque pour sa reconstruction économique des milliards que nous n'avons pas.
Aux Antilles, le refus d'imbrication des îles françaises dans l'économie de la sous-région a fini par renchérir le prix des denrées et des carburants dans des proportions hors d'atteinte des gens du commun. Au lieu de libérer l'économie des Antilles françaises du joug franco-européen, l'Etat a organisé une répression légitime des désordres sans changer le paradigme en défaut. Donc ça repartira en vrille incessamment sous peu.
La catastrophe naturelle subie par l'île de Mayotte dans le canal de Mozambique nous a montré sans qu'il soit besoin d'enquêter plus avant, que la métropole et son relais sur zone, la Réunion, sont incapables de secourir nos "compatriotes". La bordélisation assumée de l'île empêchant tout secours dans l'urgence n'est pas affrontée sérieusement, pas plus que la mise à jour de la logistique aérienne et navale. La piste est trop courte pour les gros porteurs engagés ; les quais de Longoni freinent le déchargement des grandes unités. A l'évidence, seule une coopération étroite avec la république voisine des Comores permettrait de résoudre les difficultés insurmontables dans un développement conjoint du grand archipel bridant l'émigration, mais nous sommes sans un et surtout sans idée.
L'heure est venu, mais pour qui, de repenser complètement nos outremers, et ce, pour leur propre bien, pour leur propre avenir. La vieille maman métropole n'assure plus ! Et ne parlons même pas de défendre les possessions françaises de l'Océan pacifique !
L'année 2025 nous promet déjà de forts désagréments et la seule parade est sans doute de resserrer les liens familiaux et de voisinage afin de pouvoir faire le dos rond en attendant le Vercingétorix nouveau.
Meilleure année possible à tous les lecteurs de ce blogue, aux yuppies qui s'en fichent, aux vieux rois décatis, aux jeunes reines qui les trompent, aux princes nus et aux manants sous le faix, et à l'immense cohorte des assidus de leurs propres obsessions, nous sommes heureusement mortels. Tout finit toujours par s'arranger, même mal !
Bonne année 2025 !
À lundi !
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