26 octobre 2026

Les glands de l'Oise

Avertissement

Cet article a été construit sur des données fournies par l'intelligence artificielle incarnée dans le navigateur Brave. Il a suffi d'une demande en cinq ou six mots pour déclencher le torrent d'informations, exactement :
« Les glands d'une forêt de l'Oise ?»
Ces données sont reprises en vrac en pied de page dans une police de caractère bien distincte.

L'article en soi est rédigé de la main de l'auteur (moi) mais n'agrège aucune autre donnée que celles fournies par l'IA, sauf quelques connaissances personnelles subalternes.
Il a suffi d'une poignée de secondes à chaque fois, première requête et deux demandes d'approfondissement. Mais ce n'était pas un concours de vitesse, il s'agissait juste d'explorer les capacités de compilation et de mise en forme de données existantes sur le Web par une IA basique gratuite.

Combien m'aurait-il fallu de temps pour faire ces recherches afin d'écrire un bel article dans mon journal préféré, croiser les informations intéressantes, débusquer l'accessoire, faire mon travail de journaliste comme jadis ? Même pas la peine d'y penser.
Le sujet retenu illustre une mesure spécifique d'adaptation au changement climatique portée par l'Office National des Forêts.
(fin du préliminaire)

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L'OISE ET SES GLANDS



Ce blog n'est pas condamné à commenter les catastrophes. Nous allons faire aujourd'hui un peu d'écologie sylvicole. Si le sujet est politique au sens noble du terme, les glands sont de vrais glands. L'adaptation de nos territoires au dérèglement climatique, que je préfère appeler "changement climatique", est devenu un souci aussi prégnant que l'irruption de l'intelligence artificielle dans nos sociétés humaines. Les limites de réchauffement prônées par tous les scientifiques qui se sont penchés sur les faits plus souvent que sur les causes, seront dépassées par le désordre planétaire actuel né de la compétition des empires, dont le plus riche est un gros climato-sceptique qui fait honte à l'intelligence des Sapiens.

Lutter contre les gaz à effet de serre ne sera jamais inutile, mais peut-être vain. Commençons par adapter les espaces juste avant d'adapter nos modes de vie. C'est ici que se place l'opération de récolte des glands de chêne des forêts de l'Oise à laquelle nous avons assisté.

Morts debout ou brûlés vifs, les arbres de France risquent gros. Ceux qui survivent à ces attaques, constituent de magnifiques forêts et doivent être sauvés. On peut les protéger des aléas climatiques par la régénération et la migration. Le dépérissement touche particulièrement l'espèce emblématique des chênes qu'il faut sans tarder reconstituer ou faire migrer vers des sols plus favorables en réensemençant sur place et en transportant ailleurs les glands qu'il produit. Une année fait un gland, deux siècles font un chêne à abattre. Il s'agit plus spécialement du Quercus Petræa dit chêne sessile et du Quercus Pubescens (chêne pubescent) qui s'avèrent, l'un très résilient au réchauffement de l'atmosphère ou à la sécheresse pour le second, contrairement au chêne pédonculé (Quercus Robur) qui préfère l'humidité.

Comment fonctionne la cueillette et comment s'organise la filière ?

Cet automne, dix mille litres de glands non germés sont récoltés sur les 2800 hectares de la Forêt d'Hez-Froidmont près de Clermont-en-Beauvaisis en deux semaines, et huit mille litres dans les 750 hectares du Parc Saint-Quentin situé au nord de Beauvais, entre le Mont Saint-Adrien et Fouquenies. On compte trente à quarante glands au litre, en seaux de dix litres.

La récolte est faite tous les deux ans. Elle est pratiquée manuellement par des équipes d'ouvriers forestiers et des prestataires venus d'associations de réinsertion professionnelle. Ils ratissent le sol des sous-bois à la recherche des glands sains, non germés et non véreux, non fendus. Les glands sont mis en sacs de toile de jute de vingt-cinq litres, pesés, scellés et étiquetés avec un certificat de provenance exacte pour une traçabilité complète. Un kilo de sac contient environ 150 à 250 glands de chêne sessile.

La récolte est encadrée par une réglementation relative aux « matériels forestiers de reproduction ». Seuls l'ONF et le grainetier Vilmorin-Mikado sont autorisés à ramasser. La cueillette par le public est interdite (c'est du vol en droit), sauf tolérance pour de très faibles quantités ramassées par curiosité (on pense aux sorties scolaires en forêt).

Les sacs sont ensuite expédiés à la sècherie de la Joux dans le Jura qui est la seule sécherie de l'ONF pour toute la France. Les glands y sont d'abord plongés dans des bains à 40°C pour un premier traitement anti-parasitaire, puis triés et analysés pour détecter les pestes comme le champignon Ciboria batschiana. Reconditionnés à neuf, ils sont stockés en chambre froide jusqu'au printemps.

Les glands sont déstockés au printemps pour être vendus à des pépiniéristes privés qui les sèment en pépinière. Au bout de deux ans, les jeunes plants d'une trentaine de centimètres sont replantés en forêt publique ou privée, parfois dans des régions très éloignées de leur lieu d'origine.

En parlant de curiosité, on peut aussi mettre les oiseaux à contribution. Parallèlement à la récolte ONF, l'association Canopée – Forêts vivantes avec la Fondation Nature & Découverte et Quercus & Carrulus, organise en octobre 2026, l'« Opération geai des chênes » dans une dizaine de forêts françaises. Le principe est radicalement différent de la récolte ONF. Qu'on en juge :

Des bénévoles collectent des glands au pied des chênes. Ils les installent en hauteur sur des « tables à glands » dans les forêts sinistrées ou qui ont besoin d'une restauration. Le geai des chênes qui ne s'appelle pas pour rien Garrulus Glandarius vient les prendre pour les enfouir. On sait que la moitié des glands enfouis ne sont pas consommés et germent au printemps. Ce procédé a un nom savant : zoochorie. L'objectif 2026 des ONG est de faire enfouir huit tonnes de glands. C'est une démarche de régénération naturelle assistée qui est complémentaire mais distincte de la filière semencière ONF/pépiniériste.

On a compris que la "migration assistée" est un concept-clé. Les glands récoltés dans les peuplements classés de l'Oise ne servent pas uniquement à replanter dans la région. Certains plants issus de ces graines sont envoyés dans des régions éloignées où les conditions climatiques évolueront défavorablement dans les décennies à venir. L'idée est d'anticiper le réchauffement en déplaçant la génétique adaptable vers les zones qui en auront besoin, en renforçant la diversité génétique et la mixité des essences, deux piliers d'une forêt résiliente face aux sécheresses et maladies.

Contre le feu c'est un autre défi, mais il existe des espèces mieux adaptées que les nôtres à la lutte-incendie, nous en avons parlé dans le post sur les feux d'Aquitaine ici.

Conclusion

Il fut un temps où les grands commis de l'Etat étaient des gens de haute valeur morale, conscients des attentes du pays et qui n'étaient pas obsédés de communication ni de réélection. On pense aux Delouvrier, Laroque, Bloch-Lainé, Massé, Marceau Long qui ont restructuré l'Etat et ont pourvu au Plan. Dans certains corps constitutifs de l'Etat, il reste de cet esprit.
L'ONF succède à l’Administration des Eaux et Forêts fondée en 1291 par le roi Philippe le Bel. En 1966, Pompidou et Pisani séparent le bois et l'eau, et dotent le nouvel Office national des forêts publiques d'une autonomie financière et administrative rompant avec l'ancienne structure centralisée qui s'était au fil des siècles alourdie.

L'ONF gère aujourd'hui onze millions d'hectares de forêt publique, soit un quart de la couverture forestière française. "Le bois paie la forêt" est sa devise. Il répond au ministère de l'Agriculture et à celui de la Transition écologique. L'Office est sujet à des crises fréquentes parce qu'il n'est pas soutenu par la classe politique. Les arbres ne votent pas. Par contre les chênes de deux cents ans font de très beaux billots. On en aura besoin.


gland de chêne vertical
FIN


Il m'a fallu une bonne heure pour rédiger tranquillement l'article ci-dessus et trouver l'image, en lisant la longue page du Peuple d'à-côté pour contrôler les dires de l'IA.

Place maintenant à la Machine qui, elle, compte en secondes.

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La récolte de glands dans les forêts de l'Oise



Le contexte : une urgence climatique
Les forêts françaises souffrent d'un dépérissement accéléré lié au changement climatique. Les sécheresses et les canicules successives fragilisent les peuplements de chênes. L'ONF considère la récolte de glands comme une mission cruciale pour assurer le renouvellement de la forêt, car « une saison aura suffi pour produire un gland, mais près de deux siècles seront nécessaires pour obtenir un chêne exploitable ».

Pourquoi le chêne sessile ?
La cible principale est le chêne sessile (Quercus petraea), une espèce particulièrement résiliente au réchauffement climatique (meilleure tolérance à la sécheresse que le chêne pédonculé). Les peuplements sélectionnés sont des peuplements classés, choisis conjointement par l'ONF, la DRAAF (ministère de l'Agriculture) et l'INRAE pour leur patrimoine génétique remarquable et leur pureté d'espèce.

Où et quand ?
Forêt d'Hez-Froidmont (près de Clermont) : 8 000 à 10 000 litres visés cette année (2026), sur environ deux semaines. Parc Saint-Quentin (nord de Beauvais, entre le Mont Saint-Adrien et Fouquenies) : 750 hectares peuplés à 50 % de chênes sessiles, avec un objectif de 8 000 litres. Certains arbres y ont 170 ans et sont classés « arbres remarquables ».
La récolte a lieu chaque début octobre, avant que les glands ne germent et ne deviennent impropres au semis. C'est une opération qui se déroule tous les deux ans environ.

Le processus, de la forêt à la forêt
Récolte manuelle : des équipes d'ouvriers forestiers et de prestataires (parfois des associations d'insertion professionnelle) ratissent le sol des sous-bois à la recherche des glands sains, non germés et non véreux. Les ramasseurs évitent les glands fendus.

Conditionnement : les glands sont mis en sacs de toile de jute de 25 litres, pesés, scellés et étiquetés avec un certificat de provenance (traçabilité complète). Un kilo contient environ 150 à 250 glands de chêne sessile.
Expédition à la sécherie de la Joux (Supt, Jura) : c'est la seule sécherie de l'ONF, qui centralise les graines de toute la France.

Les glands y sont :
plongés dans des bains à 40 °C (traitement anti-parasitaire),
triés et analysés (notamment pour détecter le champignon Ciboria batschiana),
stockés en chambre froide jusqu'au printemps.

Semis en pépinière :
les graines sont vendues à des pépiniéristes privés qui les sèment au printemps. Chaque seau de 10 litres permet de produire 300 à 400 plants.
Replantation : les jeunes plants (une trentaine de centimètres) sont replantés en forêt publique ou privée, deux ans plus tard, parfois dans des régions éloignées de leur lieu d'origine.

Réglementation :
La récolte est très encadrée par la réglementation relative aux « matériels forestiers de reproduction ». Seuls l'ONF et le grainetier Vilmorin-Mikado sont autorisés à ramasser. La cueillette par le public est interdite (assimilée à du vol), sauf tolérance pour de très faibles quantités.

Chiffres clés :
Indicateur Valeur Objectif par massif (Oise) 8 000 – 10 000 litres Durée de la récolte ~2 semaines Fréquence Tous les ~2 ans Glands / kilo (chêne sessile) 150 – 250 Plants par seau de 10 L 300 – 400 Délai semis → plantation ~2 ans Délai gland → chêne exploitable ~200 ans

À noter : ce week-end même (10-11 octobre 2026), l'ONG Canopée organise parallèlement une collecte citoyenne de 8 tonnes de glands dans une dizaine de forêts françaises, destinée aux geais (qui enfouissent les glands et participent à la régénération naturelle), une démarche complémentaire mais distincte de l'opération ONF.

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Approfondissement : les glands de l'Oise en 2026

L'urgence de 2026

Le contexte a radicalement changé : depuis le début de l'année 2026, 98 000 hectares de forêts ont brûlé en France — le bilan le plus lourd depuis 1976. Cette catastrophe a renforcé la pression sur les capacités de régénération et de reboisement, et donc sur la filière semencière forestière.

L'opération Canopée : ce week-end même :

Parallèlement à la récolte ONF, l'ONG Canopée – Forêts vivantes (avec la Fondation Nature et Découverte et Quercus et Carrulus) organise ce week-end, les 10 et 11 octobre 2026, l'« Opération geai des chênes » dans une dizaine de forêts françaises. Le principe est radicalement différent de la récolte ONF :

Des bénévoles collectent des glands au pied des chênes.
Ils les installent en hauteur sur des « tables à glands » dans des forêts sinistrées ou à restaurer.
Le geai des chênes (Garrulus glandarius) vient les enfouir.
Environ la moitié des glands enfouis ne sont pas consommés et germent au printemps — un mécanisme de dispersion appelé zoochorie.
Objectif national : 8 tonnes de glands.
C'est une démarche de régénération naturelle assistée, complémentaire mais distincte de la filière semencière ONF/pépiniériste.

La sécherie de la Joux : le cœur battant de la filière.
La sécherie de la Joux (Supt, Jura) est bien plus qu'un simple lieu de stockage :

Fait Détail
Statut Seule sécherie publique de France
Espèces traitées ~70 espèces d'arbres et d'arbustes
Volume chêne/an 100 000 litres de glands ≈ 5 millions d'arbres ≈ 3 300 ha
Part de marché 50 % de toutes les graines de reboisement françaises (l'autre moitié : Vilmorin-Mikado, Maine-et-Loire)
Conservation glands 2 à 3 ans en chambre froide

Le traitement des glands est spécifique :

Bain d'eau chaude (thermothérapie) : stoppe le développement du champignon Ciboria batschiana sans fongicide — un vrai enjeu sanitaire.
Tri par flottation : les glands véreux ou vides remontent à la surface et sont écartés.
Séchage puis stockage en chambre froide pour bloquer toute germination anticipée.
Analyses en laboratoire : chaque lot est testé pour la présence du champignon pathogène.
En 2024, la glandée avait été exceptionnelle ; 2025 fut en revanche maigre pour le chêne. La variabilité interannuelle est un défi permanent.

La migration assistée : un concept clé

Les glands récoltés dans les peuplements classés de l'Oise ne servent pas uniquement à replanter dans la région. L'ONF pratique la migration assistée : certains plants issus de ces graines sont envoyés dans des régions éloignées où les conditions climatiques évolueront dans les décennies à venir. L'idée est d'anticiper le réchauffement en déplaçant la génétique vers les zones qui en auront besoin, renforçant la diversité génétique et la mixité des essences — deux piliers d'une forêt résiliente face aux sécheresses et maladies.

L'insertion professionnelle

À Hez-Froidmont, ce sont les 12 membres de l'association A4 (Association d'accueil en agriculture et en artisanat), une structure d'insertion professionnelle, qui effectuent le ramassage. L'association est payée au volume (le tarif pratiqué dans d'autres régions est de 2,65 €/litre). La récolte de glands est ainsi aussi un levier d'emploi saisonnier et de formation aux métiers forestiers.

La régénération naturelle, moteur principal

Le parc Saint-Quentin se distingue par un fait remarquable : plus de 90 % de sa chênaie se régénère naturellement. La récolte de glands y est donc un complément, pas une substitution. L'ONF privilégie systématiquement la régénération naturelle quand c'est possible ; les semences servent en appoint (compléments de régénération, reboisements sur terrains nus, diversification).

Le chêne pubescent, l'espèce en tension

Si le chêne sessile domine la récolte dans l'Oise, une autre espèce est en tension extrême : le chêne pubescent (Quercus pubescens), très résistant à la sécheresse. Les besoins de l'ONF sont passés de 500 à 10 000 litres/an pour l'Office seul. Pour augmenter les récoltes, l'ONF a exceptionnellement fait appel à des grimpeurs afin de secouer les branches et faire tomber plus de glands — une pratique rare pour cette essence.

(fin de la contribution IA)



ALSP !


#S2644

1 commentaire:

  1. Intéressante mise en parallèle d'une étude passionnante et judicieux bouquet final sur les billots qui devront nourrir nos décisions à venir !

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