Nul n'a cru longtemps et plus d'une minute que l'équilibre de la terreur puisse durer jusqu'à la fin du monde. Mais les choses en l'état faisant mine de se perpétuer, chacun repoussait à demain la méditation nécessaire à prévoir l'évolution des masses et moments. De grands esprits pétris d'érudition compilaient l'histoire des empires pour prolonger dans le futur les tendances démographiques et économiques confiées au développement continu des richesses produites, sans avoir jamais prédit la rencontre de deux conneries majuscules, l'une émanée des décombres d'un empire fondé sur l'asservissement total des âmes, l'autre, sur la liberté imposée. Les tendances de temps long qui font les thèses de doctorat ont une fois de plus plié devant l'irruption de deux personnalités anormales (atopos) qui se sont forgées une puissance personnelle sur l'exacerbation des mauvais penchants de l'homme au premier rang desquels on reconnaît l'orgueil.
Ici un chimpanzé jaune affublé d'une casquette rouge a pris de force le volant du bus et brûle avec application tous les feux rouges en faisant des selfies ; là, un nain asiate maléfique arraché au ruisseau par la destruction de son écosystème, jouit de la mort d'autrui tant que sa page d'histoire avance. Le choc des Bêtises est porteur de calamités titanesques mais ce qui me désole est bien plus petit, à notre portée : les partis idéologisés prennent fait et cause chez nous pour l'un ou l'autre de ces deux cons ! Des écoles de pensée réputées comme la vieille Action française roulent pour Vladimir Poutine parce que ses buts proclamés résonnent dans la boîte à musique maurrassienne sur la fréquence nationaliste et accessoirement, parce qu'il veut détruire l'organisation de l'Union européenne, bouc émissaire commode des extrêmes en mal d'analyse. C'est une manière de promouvoir le droit du plus fort dans le sillon bismarckien qui stipule que la force prime le droit, très loin de l'esprit français classique qui reste la règle chez eux ou le devrait. Très loin de la philosophie antique si chère au Martégal, on y bégaie la régurgitation du modèle échoué d'une monarchie aléatoire, confisquée maintenant par la ruse, au lieu de proclamer les principes helléniques de vérité éclairés par la raison. On se vautre dans le virilisme des montreurs d'ours en patrouillant des cartes anciennes depuis longtemps périmées. Dans la fermentation d'idées courtes, on en vient à applaudir le singe qui conduit.
Plus grave, parce que finalement, d'un bord comme de l'autre, ces partis bloqués sur le rêve enchanté d'un passé souvent glorieux mais bien inutile à l'époque quantique, nous constatons que deux méga-scélérats sont parvenus au pouvoir au travers des processus d'essence démocratique, même fortement viciés. Cette voie d'accès empruntée par des tyrans en devenir devrait ouvrir la discussion sur le régime politique commun et ses bugs, d'autant qu'on a déjà vu le phénomène se produire dans le passé, avec des millions de morts à la clé. On en viendra finalement un jour à retirer la gouvernance de l'essence-même des nations à la Loi du Nombre, dès qu'on aura inventé la règle substitutive. Du moins souhaitons-le ! Mais revenons-en à l'Alliance.
Fondée en 1949 pour faire pièce aux menaces explicites de l'Union soviétique, elle arrimait les Etats-Unis à l'Europe occidentale pour sa défense et figeait la température de la guerre froide née du blocus de Berlin (1948). Contrairement à une idée reçue, l'Alliance atlantique ne fut pas une création hégémonique de Washington mais une manœuvre diplomatique européenne réintégrant la puissance nucléaire américaine sur le continent pour balancer le test réussi de la première bombe atomique soviétique. L'Europe s'inféodait d'elle-même à l'Empire ne pouvant à la fois se reconstruire et se défendre, tout en restant indécise quant à la place laissée à la nouvelle Allemagne bientôt dénazifiée. L'effondrement subit de la Russie soviétique et du Pacte de Varsovie quarante ans plus tard aurait dû redéfinir le paradigme sécuritaire de l'Europe de l'Ouest, au lieu de quoi, par paresse et confort des habitudes, les missions de l'Alliance furent simplement redéfinies et ses effectifs nationaux débandés mais pas son administration. Celle-ci avait besoin de vivre, elle se trouva des OPEX (Yougoslavie, Afghanistan) et considère aujourd'hui sa possible implication sur le théâtre indo-pacifique, bien loin de l'Atlantique nord.
Avec la réduction drastique des moyens engagés sur un front très hypothétique, les pays européens ont pu récupérer des crédits de développement et de sécurité sociale laissant une charge indue aux Etats-Unis qui compensaient leur implication budgétaire par la prise de commandes dans le domaine des armements. Obama nous en avait prévenus - c'est la Chine mon souci - Trump le fait : Demerden Sie sich ! On sait depuis une bonne dizaine d'années que la prise en charge raisonnable de l'effort de défense européenne exige non pas un budget à hauteur de 2% PIB mais de cinq ! Ce qui fatalement va rendre leur liberté de mouvement aux millions de bras cassés vivant chez nous d'allocations, qui sont aussi des électeurs. On en revient vite aux effets délétères de la Loi du Nombre privilégiant l'immédiat à la perpétuation de l'espèce. Ce blog n'est pas rémunéré pour donner des solutions à tout, mais elles existent sans être politiquement correctes. Vous les devinez déjà.
ALSP !
Steppique Hebdo
Chaque lundi matin
30 mars 2025
23 mars 2025
Voyage, voyages !
Plus loin que la nuit et le jour. Deux enterrements la semaine passée, distractions qui participent du triste privilège de l'âge. Les affligés d'un côté, les compassés de l'autre ; un prêtre perdu dans sa routine et peut-être dans sa foi, qui brandit l'espérance et la résurrection des corps sans expliquer comment. A quoi bon, ils n'écoutent pas. Certains regardent leur montre.
Nelly avait été d'une très grande beauté et même au soir de sa vie, on reconnaissait aujourd'hui encore sa beauté de jadis à ses yeux toujours magnifiques, au velours de son regard. Son fils avait placé un grand portrait d'elle à côté de la bière, effet waouh garanti. Elle a passé les gènes à ses petites filles qui sont aujourd'hui de très belles femmes, mariées à des travailleurs comme l'était leur grand-père que j'ai bien connu. Nelly faisait partie de ces femmes qui pouvaient tout avoir mais qui préféraient la sûreté d'un mari travailleur et amoureux. J'ai deux cousines par alliance très jolies au nouveau monde et même mieux que jolies, qui sont exactement dans ce paradigme de l'adoration provoquée par leur beauté associée à la sécurité du labeur.
Le prêtre lit maintenant l'évangile des Adieux selon saint Jean (#13.31 et s.) mais l'assistance éplorée n'écoute pas, ne comprend pas, parce que le texte d'origine est difficile et qu'on ne lui a pas expliqué la métaphysique de la séquence disruptive qui se produit en ce moment entre l'âme et le corps. Quand aboutira la réunification promise par les Ecritures ?
Qu'elle ait été mise au jour par les Bons Hommes de l'Hérésie n'en diminue pas la force : les deux éléments constitutifs de l'homme, l'âme et le corps se fracturent dans la mort. L'âme guidée par l'Esprit qui lui reste extérieur, anime le corps, amphore de son humanité. L'Esprit diffuse la morale du bien essentiel. De l'Esprit émane la vraie Vérité. Le Mal principiel qui a choisi de résider dans l'amphore, Satan, n'a de cesse de couper la transmission entre l'âme et l'Esprit afin d'agrandir sa population contre Dieu, et nous savons combien souvent il y réussit. Quitter le corps pourrissable en attendant se recréation en corps astral au jour de la résurrection est le projet de l'âme ayant conservé le paramétrage de la future transfiguration. Si elle a vaincu le Mal, elle croise dès ce jour sur la route de rencontre avec l'Esprit qui l'attend dans un des ciels d'Isaïe.
Quand vous avez compris l'articulation, vous "participez" à la messe des morts parce que vous disposez in pectore d'une construction rationnelle à laquelle vous pouvez raccrocher une perspective dans ces moments intenses. A défaut, vous vous y ennuyez.
Accessoirement, vous comprenez que les propositions infantiles de l'Eglise romaine, aggravées d'un déficit d'exégèse publique des évangiles, aient été laminées par la doxa cathare qui emportait toute la pratique religieuse sur son aire de chalandise. C'est bien ce qui a motivé la réponse féroce du pape Innocent III.
Le second enterrement fut initié par une erreur hospitalière qui déclencha une septicémie foudroyante. Elle n'avait que soixante-dix-sept ans et venait de résilier son abonnement à Tintin à l'issue d'une longue chimiothérapie. La famille est apparue écrasée de chagrin, littéralement, surtout les jeunes qui ne pouvaient contenir leurs larmes. La section compassée de l'assistance fut touchée elle-aussi par tant de tristesse et il y eut beaucoup de fleurs et de serrement de mains. Je suis à côté du maire. Habitant la commune, il y vient ! Sophie, qui lui avait fait l'école, avait ce charme slave indéfinissable qu'elle a passé à ses filles. Très décidée, réactive et contestataire, le regard pétillant et le cœur sur la main, sa mort soudaine a frappé la ville de sidération. Dans une grande dignité la famille n'assigne pas. Elle est au-dessus de ces contingences procédurières qui ne ramènent personne à la vie et détournent l'attention de la méditation nécessaire dans l'épreuve d'une faute grave de la société. Croyante fervente, on n'a pu que lui souhaiter bon voyage et... à bientôt. Nous, nous restons là, à contempler l'apocalypse de la Bête, en se demandant si tout cela va sérieusement mal finir.
L'empire de la Brute est revenu par ce monde, les lois entre les nations sont bafouées, piétinées, ridiculisées, qui amoncellent les morts comme du bois pour rien. Soudan, Ukraine, Congo, Palestine sont ravagés par l'hydre à sept têtes qui a pris le dessus partout où a plié la résistance de la raison. Le pouvoir suprême rend fou ceux qui n'y ont pas été préparés, et surtout les incultes qui n'ont jamais croisés dans leur éducation les principes du juste gouvernement des hommes. Tirés au sort de l'élection, ils s'abandonnent à l'ivresse de leur puissance toute nouvelle aux dépens des gens qu'ils ont pris en charge et les font tuer par milliers pour assouvir un délire d'hégémonie, voire un destin personnel carrément christique acheté sur étagère. Le syndrome d'hubris est compris dans le package, c'est une vraie maladie, pas une simple tentation. Où vont Poutine, Trump, Netanyahou, Erdogan et la redoutable chattemite Xi ? En enfer, mais ils ne le savent pas : et qui le leur promettrait serait écartelé sur la roue de la cohésion nationale. Il est dangereux aujourd'hui de vouer le tyran aux gémonies ; il est partout.
ALSP !
Nelly avait été d'une très grande beauté et même au soir de sa vie, on reconnaissait aujourd'hui encore sa beauté de jadis à ses yeux toujours magnifiques, au velours de son regard. Son fils avait placé un grand portrait d'elle à côté de la bière, effet waouh garanti. Elle a passé les gènes à ses petites filles qui sont aujourd'hui de très belles femmes, mariées à des travailleurs comme l'était leur grand-père que j'ai bien connu. Nelly faisait partie de ces femmes qui pouvaient tout avoir mais qui préféraient la sûreté d'un mari travailleur et amoureux. J'ai deux cousines par alliance très jolies au nouveau monde et même mieux que jolies, qui sont exactement dans ce paradigme de l'adoration provoquée par leur beauté associée à la sécurité du labeur.
Le prêtre lit maintenant l'évangile des Adieux selon saint Jean (#13.31 et s.) mais l'assistance éplorée n'écoute pas, ne comprend pas, parce que le texte d'origine est difficile et qu'on ne lui a pas expliqué la métaphysique de la séquence disruptive qui se produit en ce moment entre l'âme et le corps. Quand aboutira la réunification promise par les Ecritures ?
Qu'elle ait été mise au jour par les Bons Hommes de l'Hérésie n'en diminue pas la force : les deux éléments constitutifs de l'homme, l'âme et le corps se fracturent dans la mort. L'âme guidée par l'Esprit qui lui reste extérieur, anime le corps, amphore de son humanité. L'Esprit diffuse la morale du bien essentiel. De l'Esprit émane la vraie Vérité. Le Mal principiel qui a choisi de résider dans l'amphore, Satan, n'a de cesse de couper la transmission entre l'âme et l'Esprit afin d'agrandir sa population contre Dieu, et nous savons combien souvent il y réussit. Quitter le corps pourrissable en attendant se recréation en corps astral au jour de la résurrection est le projet de l'âme ayant conservé le paramétrage de la future transfiguration. Si elle a vaincu le Mal, elle croise dès ce jour sur la route de rencontre avec l'Esprit qui l'attend dans un des ciels d'Isaïe.
Quand vous avez compris l'articulation, vous "participez" à la messe des morts parce que vous disposez in pectore d'une construction rationnelle à laquelle vous pouvez raccrocher une perspective dans ces moments intenses. A défaut, vous vous y ennuyez.
Accessoirement, vous comprenez que les propositions infantiles de l'Eglise romaine, aggravées d'un déficit d'exégèse publique des évangiles, aient été laminées par la doxa cathare qui emportait toute la pratique religieuse sur son aire de chalandise. C'est bien ce qui a motivé la réponse féroce du pape Innocent III.
Le second enterrement fut initié par une erreur hospitalière qui déclencha une septicémie foudroyante. Elle n'avait que soixante-dix-sept ans et venait de résilier son abonnement à Tintin à l'issue d'une longue chimiothérapie. La famille est apparue écrasée de chagrin, littéralement, surtout les jeunes qui ne pouvaient contenir leurs larmes. La section compassée de l'assistance fut touchée elle-aussi par tant de tristesse et il y eut beaucoup de fleurs et de serrement de mains. Je suis à côté du maire. Habitant la commune, il y vient ! Sophie, qui lui avait fait l'école, avait ce charme slave indéfinissable qu'elle a passé à ses filles. Très décidée, réactive et contestataire, le regard pétillant et le cœur sur la main, sa mort soudaine a frappé la ville de sidération. Dans une grande dignité la famille n'assigne pas. Elle est au-dessus de ces contingences procédurières qui ne ramènent personne à la vie et détournent l'attention de la méditation nécessaire dans l'épreuve d'une faute grave de la société. Croyante fervente, on n'a pu que lui souhaiter bon voyage et... à bientôt. Nous, nous restons là, à contempler l'apocalypse de la Bête, en se demandant si tout cela va sérieusement mal finir.
L'empire de la Brute est revenu par ce monde, les lois entre les nations sont bafouées, piétinées, ridiculisées, qui amoncellent les morts comme du bois pour rien. Soudan, Ukraine, Congo, Palestine sont ravagés par l'hydre à sept têtes qui a pris le dessus partout où a plié la résistance de la raison. Le pouvoir suprême rend fou ceux qui n'y ont pas été préparés, et surtout les incultes qui n'ont jamais croisés dans leur éducation les principes du juste gouvernement des hommes. Tirés au sort de l'élection, ils s'abandonnent à l'ivresse de leur puissance toute nouvelle aux dépens des gens qu'ils ont pris en charge et les font tuer par milliers pour assouvir un délire d'hégémonie, voire un destin personnel carrément christique acheté sur étagère. Le syndrome d'hubris est compris dans le package, c'est une vraie maladie, pas une simple tentation. Où vont Poutine, Trump, Netanyahou, Erdogan et la redoutable chattemite Xi ? En enfer, mais ils ne le savent pas : et qui le leur promettrait serait écartelé sur la roue de la cohésion nationale. Il est dangereux aujourd'hui de vouer le tyran aux gémonies ; il est partout.
ALSP !
16 mars 2025
L'œil du chat
Pour dénombrer les oiseaux au jardin, j'ai accroché deux boules de graisse grainetière dans deux arbrisseaux, un seringat derrière, un laurier devant. Ainsi ai-je pu rajouter le couple de geais bleus à ma liste. Pour leur part, les pies ont repris possession de leur espace vital et l'une à tour de rôle guette souvent au faîte du grand frêne. Les mésanges opportunistes viennent plus souvent, le rouge-gorge attend que je tonde mais les haies qui reprennent n'attendront pas longtemps le coiffeur. Le froid persistant sous la goutte froide de M. Météo empêche les lézards de se réveiller. Il faut penser à vider les seaux d'eau de l'hiver dans lesquels ils ont coutume de se noyer. C'est très con un lézard. Comme pour François Premier la salamandre, on devrait blasonner Ubu-Trump d'un lézard. Mais nous n'irons pas sur ce terrain, la terre entière s'y bouscule déjà.
Le vieux chat jaune, autrefois thaï, marche avec peine désormais et quand j'agite les bras pour le dérouter, il ne part plus, mais stoppe sur place et me regarde fixement comme s'il voulait engager la conversation. Je ne sais s'il passera l'hiver - j'en doute fort - mais il a beaucoup de choses à dire d'ici là, ça se voit ! Les génies de la Silicon Valley devraient inventer une intelligence artificielle de communication entre les hommes et les bêtes. Nous en apprendrions tellement ! Ne dit-on pas de certains caniches qu'il ne leur manque que la parole ? Un jour que je marchais sur le causse en compagnie d'un fils d'agriculteur attaché aux caves de roquefort, je devisais à haute voix sur l'improbabilité que les animaux que nous rencontrions en chemin puissent anticiper leur propre mort comme le fait l'homme. A quoi il me répondit sans élever la voix : « qu'en sait-on vraiment ? Pourquoi ne seraient-ils pas dotés de cette préscience à défaut d'intellectualiser la mort ?» C'est le titre du film "Les oiseaux se cachent pour mourir" avec Richard Chamberlain en évêque (1983) qui m'a longtemps intrigué. Le vice comme le risque rend-il discret ? Nous cachons-nous pour méditer ?
Pauvres diables que nous sommes, qui s'inventent des lendemains dans un au-delà fantasmé après l'extinction des feux de la vie ! La race humaine a passé des milliards d'heures à s'inventer une éternité à la veillée du soir, éclairée par une lampe tremblante au suif qui projetait ses ombres sur les parois de la caverne, jusqu'à créer l'âme et mythifier une religion et un ciel plein de dieux. Heureux les croyants qui ainsi meublés ne sont pas des bêtes et voyagent plus loin dans l'abolition du temps. Abstraction !
Sur les animaux, on se pose la question depuis Aristote et son histoire du couple de dauphins soutenant un petit sans vie pour qu'il ne coule pas et ne disparaisse dans la gueule d'un monstre marin. On a étudié la population pénale des primates incarcérés dans des zoos ; mais leurs conditions de vie et la proximité humaine faussent observations et conclusions. Par contre, à l'état sauvage, on sait que les hardes d'éléphants pratiquent une forme de deuil au décès d'un des leurs. Qu'en est-il de nos cousins les singes ? A part le capitaine de la Black Pearl et son capucin Jack, qui a discuté longtemps avec un singe ? Au cinéma peut-être mais fondamentalement, les animaux vivent pour vivre, accomplissent des tâches fixées par leur instinct et n'ont pas conscience de la mort, sauf à être capables d'abstraction. Ce qui est démenti par le Muséum. Leur premier instinct est celui de leur propre survie, voire de celle du groupe, qui engagera les plus forts à affronter le danger imminent au bénéfice de tous les autres.
Finalement, la question se pose aussi pour Donald Trump, le gros chat jaune d'Amérique et son œil qui tue ! A-t-il une âme ?
ALSP !
Le vieux chat jaune, autrefois thaï, marche avec peine désormais et quand j'agite les bras pour le dérouter, il ne part plus, mais stoppe sur place et me regarde fixement comme s'il voulait engager la conversation. Je ne sais s'il passera l'hiver - j'en doute fort - mais il a beaucoup de choses à dire d'ici là, ça se voit ! Les génies de la Silicon Valley devraient inventer une intelligence artificielle de communication entre les hommes et les bêtes. Nous en apprendrions tellement ! Ne dit-on pas de certains caniches qu'il ne leur manque que la parole ? Un jour que je marchais sur le causse en compagnie d'un fils d'agriculteur attaché aux caves de roquefort, je devisais à haute voix sur l'improbabilité que les animaux que nous rencontrions en chemin puissent anticiper leur propre mort comme le fait l'homme. A quoi il me répondit sans élever la voix : « qu'en sait-on vraiment ? Pourquoi ne seraient-ils pas dotés de cette préscience à défaut d'intellectualiser la mort ?» C'est le titre du film "Les oiseaux se cachent pour mourir" avec Richard Chamberlain en évêque (1983) qui m'a longtemps intrigué. Le vice comme le risque rend-il discret ? Nous cachons-nous pour méditer ?
Pauvres diables que nous sommes, qui s'inventent des lendemains dans un au-delà fantasmé après l'extinction des feux de la vie ! La race humaine a passé des milliards d'heures à s'inventer une éternité à la veillée du soir, éclairée par une lampe tremblante au suif qui projetait ses ombres sur les parois de la caverne, jusqu'à créer l'âme et mythifier une religion et un ciel plein de dieux. Heureux les croyants qui ainsi meublés ne sont pas des bêtes et voyagent plus loin dans l'abolition du temps. Abstraction !
Sur les animaux, on se pose la question depuis Aristote et son histoire du couple de dauphins soutenant un petit sans vie pour qu'il ne coule pas et ne disparaisse dans la gueule d'un monstre marin. On a étudié la population pénale des primates incarcérés dans des zoos ; mais leurs conditions de vie et la proximité humaine faussent observations et conclusions. Par contre, à l'état sauvage, on sait que les hardes d'éléphants pratiquent une forme de deuil au décès d'un des leurs. Qu'en est-il de nos cousins les singes ? A part le capitaine de la Black Pearl et son capucin Jack, qui a discuté longtemps avec un singe ? Au cinéma peut-être mais fondamentalement, les animaux vivent pour vivre, accomplissent des tâches fixées par leur instinct et n'ont pas conscience de la mort, sauf à être capables d'abstraction. Ce qui est démenti par le Muséum. Leur premier instinct est celui de leur propre survie, voire de celle du groupe, qui engagera les plus forts à affronter le danger imminent au bénéfice de tous les autres.
Finalement, la question se pose aussi pour Donald Trump, le gros chat jaune d'Amérique et son œil qui tue ! A-t-il une âme ?
ALSP !
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